Bruxelles, 13/01/2006 (Agence Europe) - Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a présenté le 12 janvier à Vienne les priorités de la présidence belge de l'OSCE qui a débuté au 1er janvier et s'achèvera à la fin de l'année après la traditionnelle réunion ministérielle de décembre. Le nouveau président succède au Slovène Dimitrij Rupel. En partant de la feuille de route adoptée à Ljubljana en décembre, la présidence belge va devoir essayer de donner corps à une réforme institutionnelle de l'OSCE qui peine à voir le jour.
Dans son discours devant le Conseil permanent de l'organisation qui regroupe 55 Etats participants de Vancouver à Vladivostok, Karel De Gucht a surtout insisté sur les deux priorités principales de sa présidence: le règlement des conflits gelés et la lutte contre la criminalité internationale. Dans le premier cas, s'appuyant sur les petits progrès réalisés en 2005, la présidence belge souhaite remplir pleinement son « rôle de médiateur » et « faciliter l'émergence de décisions constructives » concernant la Transnistrie, le Nagorno-Karabakh, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie. Dans le second, il s'agit d'encourager la coopération entre les pays participants, tant au niveau policier qu'entre magistrats.
Pour le ministre belge, il s'agit d'un programme « ambitieux mais dans le même temps réaliste ». Il l'a dit mercredi à la presse à Bruxelles, en rappelant la nécessité de réunir le consensus pour toutes les décisions de l'OSCE. Aussi la présidence belge va-t-elle chercher à « créer un meilleur climat », parce que beaucoup de problèmes demeurent irrésolus en raison des crispations qui freinent le dialogue au sein de l'organisation, a expliqué en substance Karel De Gucht. En ce qui concerne le retrait des troupes russes de Transnistrie, prévu par le Sommet d'Istanbul et auquel les pays d'Europe occidentale lient la ratification du traité CFE révisé, le ministre a dit vouloir rechercher des « solutions pratiques » et en avoir déjà parlé avec son homologue russe Sergueï Lavrov. Il vaut mieux « arriver à des solutions partielles (…) plutôt que de s'enfermer dans des discussions théoriques sur le respect des engagements d'Istanbul », a-t-il ajouté. (Source: notre publication Nouvelles Atlantiques).