Bruxelles, 25/10/2005 (Agence Europe) - A la veille du Sommet européen informel de Hampton Court, le président en exercice du Conseil européen Tony Blair, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, ont reçu des appels de la part de la société civile et des partenaires sociaux européens pour que le Sommet informel de Hampton Court redonne confiance aux citoyens dans l'avenir de la société européenne et réponde à leurs inquiétudes en ce qui concerne leurs modèles sociaux.
Ainsi, dans sa lettre, la présidente du Comité économique et social européen (CESE) Anne-Marie Sigmund a lancé un appel pressant pour qu'« ils rebâtissent la confiance et l'espoir des citoyens européens autour d'une vision de l'avenir de la société européenne et d'une action concrète menée à l'échelon de l'Union et susceptible de mobiliser les Européens à tous les niveaux. Pour réussir, il est absolument crucial de renforcer le principe de la démocratie participative et d'associer pleinement les organisations de la société civile à ce processus ». Mme Sigmund demande également « de sauvegarder l'équilibre du modèle social européen, de réformer et moderniser le modèle social européen, de réussir la stratégie de Lisbonne, de rendre durable le modèle social européen et de rétablir le consensus permettant de poursuivre le processus d'intégration européenne ».
Craignant que « l'Europe sociale ne soit remise au placard, ce qui éloignerait encore un peu plus du projet européen les personnes concernées par l'Europe sociale », Fintan Farrell, directeur du Réseau européen de lutte contre la pauvreté (EAPN), demande de « développer une vision de l'Europe sociale dans laquelle les politiques économiques et les politiques sociales seraient placées sur un pied d'égalité, à tous les niveaux de décision dans l'ensemble de l'UE des 25 ».
Hans-Werner Müller, le Secrétaire général de l'Union européenne de l'artisanat et des petites et moyennes entreprises (UEAPME), demande aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE de « répondre à l'inquiétude légitime des citoyens concernant leurs modèles sociaux européens ». Dans le contexte d'une interaction entre réformes économiques et sociales, M. Müller lance un appel pour que « de plus grands efforts soient faits dans la définition de principes et objectifs communs pour des réformes sociales en Europe, comme le concept de flexicurité, le rétablissement de la confiance du consommateur et de l'investisseur et le soutien au projet d'intégration européenne, en augmentant l'implication des partenaires sociaux dans le processus de réforme » et pour que soit établie « au niveau européen une check-list à l'aune de laquelle les modèles sociaux nationaux pourront être revus, tout en veillant à ce que les réformes soient compatibles avec une économie ouverte et compétitive ».
Rainer Plassmann, Secrétaire général du Centre européen des entreprises à participation publique et des entreprises d'intérêt économique général (CEEP), demande que « les réformes accordent à présent la priorité à la sauvegarde des valeurs européennes » et que « le modèle social européen soit modernisé, ce qui créera les conditions macro-économiques indispensables à l'établissement d'infrastructures solides, pré-condition de services durables et de qualité accessibles à tous les citoyens ». Et il conclut: « Le CEEP s'engage à tout faire pour améliorer les services d'intérêt général afin de donner une plus-value à l'argent des citoyens et au système de protection sociale dans toute l'Europe ».