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Bulletin Quotidien Europe N° 9056
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

Onze Etats membres formulent des idées pour une réforme en douceur du secteur du sucre

Bruxelles, 25/10/2005 (Agence Europe) - Dans une lettre remise mardi à la Commissaire à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel, onze Etats membres de l'UE formulent des idées pour une réforme en douceur de l'organisation commune du marché du sucre. La Grèce, l'Espagne, l'Italie, le Portugal, l'Irlande, la Lettonie, la Lituanie, la Hongrie, la Pologne, la Slovénie et la Finlande demandent une réforme prévoyant « une certaine réduction de la production » et une « baisse raisonnable » des prix du sucre. La proposition de la Commission européenne, présentée en juillet dernier, est jugée trop brutale. Ces pays soulignent les risques de démantèlement de la production dans certaines régions et, parallèlement, de hausse de la production dans d'autres régions.

Les principales suggestions de ces pays sont les suivantes: - la réduction de prix du sucre doit être significativement moindre (que les 39% proposés par la Commission européenne) et doit être introduite plus progressivement dans le temps (la Commission propose un réduction de 39% en deux campagnes) ; - la réduction des prix doit être compensée par de plus importantes aides directes (la Commission propose de compenser les producteurs à 60% des pertes encourues) ; - le niveau du découplage des aides (paiement unique à l'exploitation sans lien avec la production, introduit lors de la réforme en 2003 de la PAC) pour chacune des zones doit être décidé par chaque Etat membre ; - les fonds de restructuration prévus doivent être gérés par les administrations nationales, à l'intérieur d'un cadre de critères communautaires communs (l'objectif prioritaire de ces fonds doit être d'encourager la diversification économique et d'atténuer les effets socio-économiques des changements introduits) ; - il faut prévoir une compensation supplémentaire pour les Etats membres qui vont enregistrer une forte réduction de production, afin d'aider les producteurs de betteraves et les travailleurs affectés par la fin des activités de production ; - les réductions de la production doivent être appliquées au premier chef aux régions où existent des excédents ; - la proposition visant à augmenter de 1 million de tonnes l'actuel quota C de production de sucre (le quota devant être exporté sans restitutions) est « inacceptable ».

En outre, les onze Etats membres signataires de la lettre soulignent la nécessité d'améliorer le commerce international de sucre. Ils recommandent d'accepter la demande des pays ACP et des pays les moins avancés (PMA) fournisseurs de sucre en Europe, à savoir gérer les échanges commerciaux grâce à un accord spécial, tout en assurant le respect des engagements souscrits par l'UE en vertu de l'initiative « Tout sauf les armes » (qui vise à ouvrir le marché européen du sucre aux PMA). Ces pays demandent, dans le cadre des négociations internationales sur la libéralisation des échanges commerciaux (cycle de Doha), un traitement pour le sucre qui soit similaire à celui réservé au commerce agricole, afin d'éviter de devoir « payer deux fois » (réforme plus OMC).

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