Bruxelles, 25/10/2005 (Agence Europe) - Dans un communiqué, la Commission européenne souligne que la biotechnologie est le moteur de l'innovation dans le secteur pharmaceutique, l'agriculture et l'industrie. Les techniques industrielles à base de biotechnologie consomment moins de ressources, ménagent l'environnement et peuvent se substituer à des processus chimiques plus nocifs. De nouvelles possibilités s'ouvrent au niveau de la prévention, du traitement et de la guérison de maladies jusqu'ici incurables. On estime que plus de 80% des activités de biotechnologie en Europe sont liés aux soins de santé. Pour que cette technologie émergente tienne ses promesses, le Centre commun de recherche (CCR), organe de recherche interne de la Commission européenne, lance une étude sur les conséquences sociales, économiques et environnementales et sur les défis de la biotechnologie moderne. La Commission entend utiliser cette étude pour mettre à jour sa stratégie sur la biotechnologie de 2002 en préparation au Conseil européen de printemps de 2007.
L'industrie biotechnologique de l'Europe, qui compte environ le même nombre d'entreprises que celle des États-Unis, occupe deux fois moins de personnes, dépense trois fois moins pour la R&D, lève trois ou quatre fois moins de capital-risque et a accès à quatre fois moins de sources d'emprunt. Pourtant, l'industrie des Etats-Unis ne génère environ que deux fois plus de revenus que celle de l'Europe. Il importe donc pour les entreprises européennes d'exploiter le potentiel de la biotechnologie en tenant compte des préoccupations éthiques et sociales en étroite coopération avec les pays tiers. Cette initiative vise à soutenir la recherche, la compétitivité et l'innovation tout en sauvegardant la propriété intellectuelle dans un réseau d'informations électroniques élargi. La Commission a l'intention d'aider les entreprises européennes à relever ce défi avec la participation des acteurs concernés, des États membres et des partenaires de l'UE.