Selon une étude du cabinet Thomson Financial, le montant des opérations de fusions et acquisitions engagées dans le monde, sur les neuf premiers mois de 2005 (1 957 milliards de dollars), a été plus élevé que celui de l'année 2004 toute entière. Par rapport à la même période de 2004, le montant cumulé sur les trois trimestres 2005 est en progression de 48% et se situe au niveau le plus haut depuis l'année record de 2000. Les grands fonds d'investissements, principaux acteurs des fusions et acquisitions, restent toujours très actifs, mais 2005 marque aussi le retour des groupes industriels. Les entreprises européennes ont été particulièrement actives dans cette hausse des opérations de croissance externe (+75% en valeur par rapport aux neufs premiers mois de 2004). L'Europe de l'Est a été leur première cible (+176%), alors que l'Espagne et l'Allemagne ont été à l'honneur en Europe occidentale avec, respectivement, +115% et +108%. La hausse des opérations de croissance externe a également été perceptible ailleurs dans le monde: +37% aux Etats-Unis, +106% au Japon, +75% en Chine et +117% en Inde. La consolidation touche, en outre, de nombreux secteurs: la finance (+18% des transactions), l'énergie (+15,5%), les médias (+8,7%), les télécommunications (+8,5%), l'immobilier (+7,2%) et l'industrie lourde (+7%). Ces bons résultats s'expliquent par la priorité que donnent à nouveau les entreprises à la croissance, après trois ans passés à restaurer leurs profits et à rembourser leurs dettes, et par des taux d'intérêt très bas.