03/10/2005 (Agence Europe) - Dans une interview au Journal du Dimanche du 2 octobre, Valéry Giscard d'Estaing, président de la Convention européenne, dit à propos de la possibilité de voter encore sur la Constitution européenne en France: « C'est trop tôt pour en parler. Il va y avoir de nouveaux votes, puisqu'il y aura un nouveau président et un nouveau parlement à élire. Les Français estimeront-ils alors qu'ils se sont prononcés au sujet de l'Europe ? S'ils élisent quelqu'un qui les a appelés à voter « oui », on pourra considérer qu'ils entérinent la Constitution. Il restera quand même à faire approuver le texte par une procédure à déterminer. Pour moi, la Constitution n'est pas enterrée: ses fossoyeurs disparaîtront avant elle ! ». L'ancien Président de la République française, interrogé sur les propos du Président Barroso qui ont suscité l'impression que la Constitution est bel et bien enterrée (voir EUROPE
N° 9032), lance: « C'est une déclaration regrettable, car cela ne le concerne pas, et cela n'entre pas dans ses compétences ! Qu'il s'occupe donc de gérer la Commission ! En outre, il paraît oublier que plus de la moitié des pays européens ont déjà ratifié la Constitution, et qu'il n'est pas en situation de donner des leçons à leur gouvernement ou à leur parlement».