Luxembourg, 03/10/2005 (Agence Europe) - Le Conseil « Affaires générales/relations extérieures » a, comme prévu, décidé le 3 octobre à Luxembourg d'imposer des sanctions contre l'Ouzbékistan après les événements sanglants qui se sont produits en mai dernier dans la région d'Andijan et le refus du président Karimov d'accepter une enquête internationale indépendante, malgré les nombreux appels de la communauté internationale, y compris de l'UE (voir EUROPE n° 9038). Lundi, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont: - imposé un embargo sur les exportations européennes d'armes et d'équipements militaires vers l'Ouzbékistan, ainsi que sur d'autres équipements qui pourraient être utilisées à des fins de répression intérieure ; - introduit des restrictions d'accès au territoire de l'UE contre les personnes directement responsables de l'utilisation « aveugle et disproportionnée » de la force en Andijan. A cette fin, les ministres ont demandé lundi aux services du Conseil d'entamer les préparatifs nécessaires pour mettre en œuvre cette mesure ; - suspendu sine die les travaux techniques sur l'approfondissement de l'Accord de partenariat et de coopération UE/Ouzbékistan ; - décidé de réduire et de réorienter le programme Tacis en vue de soutenir davantage la société civile ouzbèque et le respect des droits de l'Homme et de l'Etat de droit. Toutes ces mesures seront d'application pour une durée initiale d'un an. Entre-temps, le Conseil suivra de très près la situation sur place, et reste disposé à adapter ces mesures au cas où le régime du président Karimov devrait changer d'attitude.