17/05/2005 (Agence Europe) - C'est sans doute avec beaucoup de bonne volonté que les autorités polonaises ont préparé le troisième Sommet du Conseil de l'Europe. Mais cette bonne volonté s'est visiblement heurtée à des modes d'organisation qui défiaient parfois la logique, et toutes les personnes accréditées pour le Sommet ont rencontré des difficultés d'accès au lieu de réunion, de place et d'équipement. Mais le plus surprenant pour les habitués de ce type de réunion aura été l'absence de drapeaux européens le long du parcours des chefs de délégation. Seules les couleurs polonaises étaient admises à flotter dans la ville et aux abords du château à l'entrée duquel une simple affiche du Sommet indiquait la présence du Conseil de l'Europe, et seuls les participants pouvaient découvrir à l'intérieur des bâtiments l'un ou l'autre groupe de drapeaux des 46 Etats membres de l'organisation européenne ou l'emblème européen associé aux couleurs polonaises. Le service d'ordre était évidemment considérable mais le plus surprenant était la présence de surveillants dans chaque pièce, jusque dans la salle de travail des journalistes. Une salle exiguë qui - de l'aveu même du principal responsable polonais de l'organisation, l'ambassadeur Jerzy Pomianovski - ne contenait que 600 places assises (et 130 possibilités de connexion par câble) pour plus de 1200 personnes accréditées. Parmi d'autres problèmes, on notera encore des salles de briefing trop petites avec une procédure d'utilisation à ce point complexe que la Commissaire Benita Ferrero-Waldner a préféré, lundi, faire un point de presse debout. Dans cette liste non exhaustive, il faut enfin ajouter le prix prohibitif (65 euros) exigé pour l'ouverture d'une ligne téléphonique alors que beaucoup de journalistes couvrant cet événement venaient des pays les plus pauvres du continent européen.