login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8948
Sommaire Publication complète Par article 21 / 32
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/regional

Le troisième rapport d'étape sur la cohésion, présenté par Danuta Hübner, met en évidence « le lien très clair entre l'agenda renouvelé de Lisbonne et la politique de cohésion »

Bruxelles, 17/05/2005 (Agence Europe) - Danuta Hübner, Commissaire responsable pour la politique régionale, a présenté le 17 mai à la presse à Bruxelles le « 3ème rapport d'étape sur la cohésion: vers un nouveau partenariat pour la croissance, l'emploi et la cohésion », qui représente une mise à jour de la situation et des tendances qui se manifestent dans les régions de l'UE depuis la publication du rapport sur la cohésion économique et sociale de février 2004. Ce rapport couvre également un certain nombre de thèmes importants pour la politique régionale et de cohésion qui ont émergé dans le cadre de la révision à mi-parcours des Fonds structurels. Il fait ainsi le point sur: - les disparités économiques et sociales dans l'UE élargie ; - la politique de cohésion de l'UE et de l'agenda de Lisbonne au cours de la période 2000-2006 ; - l'avenir de la politique de cohésion et les objectifs en matière de croissance et d'emploi.

« Ce rapport confirme la nécessité d'avoir une politique de cohésion ambitieuse et des ressources adéquates à partir de 2007. Il montre bien les écarts en matière de prospérité et d'emploi dans l'UE élargie », a indiqué la Commissaire Hübner à la presse, en soulignant qu'environ 140 millions de personnes vivent dans des régions dont le niveau est proche ou en deçà de 75% de la moyenne du PIB de l'UE. « La tâche de la Commission est d'encourager ici une croissance plus rapide pour permettre de rattraper ce retard, en vue des objectifs de la stratégie renouvelée de Lisbonne pour la croissance et l'emploi », a-t-elle ajouté.

En ce qui concerne les disparités économiques et sociales dans l'UE élargie, Danuta Hübner a relevé qu'en 2002 (la dernière année pour laquelle des données régionales sont disponibles), les niveaux de PIB par habitant étaient compris entre 189% de la moyenne de l'UE à 25 dans les dix régions les plus prospères et 36% dans les dix régions les moins prospères. « Je suis assez triste de constater qu'une bonne partie de ces dernières régions se trouve dans mon pays », a commenté la Commissaire en ajoutant que plus d'1/4 de la population de l'UE dans 64 régions a un PIB par habitant inférieur à 75% de la moyenne. Dans les nouveaux Etats membres, cela concerne 90% de la population totale, excepté Prague, Bratislava, Budapest, Chypre et la Slovénie. Dans l'UE à 15, 13% seulement de la population se trouvent dans des régions à faible revenu, et sont concentrés dans le sud de la Grèce, de l'Espagne et de l'Italie, au Portugal et dans les Länder allemands de l'Est. « Ce qui est encourageant, c'est que le rapport confirme que c'est dans les régions les plus pauvres d'Europe que la croissance est la plus vive », a indiqué Mme Hübner.

Pour ce qui est des taux d'emploi, le rapport d'étape souligne que des progrès importants restent à faire puisque, d'une manière générale, ces taux, qui étaient en moyenne de 62,9% pour l'UE à 25 en 2003, restent nettement inférieurs à l'objectif de 70% fixé dans l'agenda de Lisbonne pour 2010 (ou 67% pour 2005). Dans quatre Etats membres (Danemark, Suède, Pays-Bas et Royaume-Uni), ce taux atteint 70% tandis qu'il est de 51,2% en Pologne. « Quelque 22 millions d'emplois supplémentaires sont nécessaires pour atteindre l'objectif des 70%. Dans les nouveaux Etats membres, l'emploi devrait augmenter de 25% pour atteindre l'objectif de 70% », a ajouté Mme Hübner en constatant que « 200 régions sur 254 de l'UE25 sont en deçà de cet objectif ». Ceci est vrai aussi pour la productivité, la recherche et le développement, où les écarts régionaux sont fort importants, a noté Danuta Hübner. Le rapport fait aussi ressortir le lien très clair entre l'agenda renouvelé de Lisbonne et la politique de cohésion. Cette politique est importante pour Lisbonne, non seulement du point de vue du financement mais aussi du point de vue de la gouvernance qui implique des partenariats avec les villes et les régions permettant aux Etats membres de s'approprier davantage, à ce niveau, la stratégie de Lisbonne et de gérer des tâches de développement complexes en fonction des différentes conditions sur le terrain, souligne Mme Hübner.

En conclusion, la Commissaire a rappelé que le 20 mai, à Luxembourg, les ministres allaient discuter de manière informelle des orientations stratégiques de la CE pour la cohésion. « Il faut une politique ambitieuse dotée de ressources financières adéquates en 2007. J'appelle le Conseil et le Parlement pour qu'ils fassent tout leur possible pour s'entendre au sujet des prochaines perspectives financières sous présidence luxembourgeoise, afin de contribuer à une politique de croissance et d'emplois », a-t-elle conclu.

Répondant aux journalistes, Mme Hübner a notamment précisé, à propos de la situation espagnole: 1) Espagne/phasing out : « La position du service juridique de la Commission est qu'un mécanisme de réduction progressive (phasing out) des aides n'est pas la plus réalisable. Nous allons rechercher les solutions les plus appropriées pour les régions qui en ont besoin » ; 2) Fonds de cohésion/refus de la proposition de la Présidence par la Commission: « On ne refuse rien du tout. (…) S'il y a une décision des Etats membres permettant une solution du problème espagnol, la Commission fera tout son possible pour prodiguer une aide et mettre sur pied un instrument qui répondra au plan espagnol ».

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE