Bruxelles, 17/05/2005 (Agence Europe) - En annonçant lundi que le principal négociateur iranien sur le dossier nucléaire, Hassan Rohani, rencontrera le 23 mai à Paris les représentants de l'UE-3 (Allemagne, France et Royaume-Uni qui négocient au nom de l'UE) pour un nouveau round de négociations que le ministre iranien des Affaires étrangères, Kamal Kharrazi, a qualifié « de la dernière chance », l'Iran a accepté de retarder de quelques jours la reprise de ses activités nucléaires de conversion, étape préalable à l'enrichissement d'uranium. Lors de cette réunion, les Iraniens souhaitent rappeler aux Européens que les négociations visant à obtenir de l'Iran des « garanties objectives » qu'il ne poursuit pas un programme nucléaire militaire ne sauraient se poursuivre sans que Téhéran ait repris une partie de ses activités nucléaires, notamment la conversion d'uranium. Les Européens ont prévenu Téhéran qu'ils considéreraient le redémarrage des activités d'enrichissement comme une rupture de l'accord de Paris de novembre 2004 et qu'ils n'auraient alors d'autre choix que d'en référer au Conseil de sécurité. Ce dialogue de sourds révèle toutefois une ouverture iranienne qui n'est pas imputable aux seules pressions exercées par l'UE-3: le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, qui rencontrait dimanche dernier à Vienne le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier, a confirmé « la solidarité de la Russie avec la démarche européenne ».