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Bulletin Quotidien Europe N° 8947
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/birmanie

Pour un boycottage de l'ANASE en cas de présidence birmane

Bruxelles, 13/05/2005 (Agence Europe) - Le Parlement européen demande un renforcement « immédiat » de la politique commune de l'Union européenne à l'égard de la Birmanie, notamment en déclarant officiellement que l'UE « ne participera pas au forum régional de l'ANASE (Association des Nations de l'Asie du Sud-Est), à la réunion postministérielle de l'ANASE et aux autres réunions et manifestations de l'ANASE, si la Birmanie prend la présidence de l'ANASE en 2006 » sans donner d'ici là des gages de sa volonté de mieux respecter les droits de l'homme. La Birmanie a rejeté en avril des appels internationaux à renoncer à la présidence tournante de l'ANASE. C'est le message fort exprimé par le PE qui a adopté, jeudi à Strasbourg, par 65 voix pour, 0 contre et 3 abstentions, une résolution commune sur la Birmanie déposée par les principaux groupes politiques (PPE-DE, PSE, ADLE, Verts/ALE, GUE/NGL et UEN).

Le PE, qui condamne « le mépris total de la junte birmane pour le bien-être du peuple birman », demande le renforcement des sanctions économiques contre le régime militaire de Rangoon et invite les agences de voyages de l'UE à cesser « toute promotion et toute vente de voyages touristiques en Birmanie ». Le PE dénonce le « travail forcé », la « persécution des dissidents », les « tortures » ou encore l' « enrôlement d'enfants soldats ». Concernant la lutte engagée par le pouvoir de Rangoon contre « plusieurs grandes minorités ethniques qui luttent pour leur autonomie », les parlementaires s'indignent de « la campagne de nettoyage ethnique menée par le régime ». En outre, le PE se déclare « profondément inquiet face aux allégations relatives à l'utilisation, par la junte, d'armes chimiques contre les rebelles Karen ».

L'UE a présenté la semaine dernière à la Birmanie une liste de prisonniers politiques à libérer immédiatement, dont Aung San Suu Kyi, faute de quoi les sanctions contre le régime militaire de Rangoon seront maintenues. Le PE demande la nomination d'un envoyé de haut niveau de l'Union européenne chargé de travailler à la libération de Aung San Suu Kyi ainsi que de développer une stratégie globale de l'Union à l'égard de la Birmanie.

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