Bruxelles, 12/04/2005 (Agence Europe) - En suivi des Sommets de Lisbonne (2000) et de Barcelone (2002), la Commission européenne a publié le 11 avril son document de travail annuel « Progrès vers les objectifs de Lisbonne en matière d'éducation et de formation - Rapport 2005 ». Dans cette seconde édition, elle analyse les performances de 30 systèmes d'enseignement et de formation en Europe, en utilisant 29 indicateurs agréés par les experts des pays concernés. Il en ressort que:
1) le nombre élevé d'étudiants quittant prématurément l'école est un obstacle à une plus grande cohésion sociale en Europe. En 2004, presque 16% des jeunes âgés de 18 à 24 ans dans l'UE ont quitté l'école prématurément et risquent d'être exclus de la société de la connaissance. Le Conseil avait demandé de réduire ce taux à 10% d'ici 2010 ; bien que quelques progrès aient été faits depuis 2000, la majorité des Etats membres doivent absolument faire davantage d'efforts pour tenter d'atteindre cet objectif;
2) une « réserve » adéquate de scientifiques est cruciale pour une économie fondée sur la connaissance et la compétitivité. Le Conseil avait émis deux objectifs: augmenter d'environ 15% le nombre de licenciés dans les matières concernées d'ici 2010 et en même temps redresser le déséquilibre entre hommes et femmes. Les Etats les plus performants, du point de vue des licenciés en mathématiques, sciences et technologies par 1000 pour une population de 20-29 ans, sont Irlande, France, Royaume-Uni alors que Pologne, Slovaquie et Espagne enregistrent la croissance la plus forte de ce type de titre d'étude;
3) les individus doivent actualiser leur savoir, leurs compétences et leurs capacités par le biais de l'apprentissage tout au long de la vie. Le taux de participation d'adultes à des programmes d'enseignement et de formation en 2004 a atteint 9,4% dans l'UE, soit une hausse de 1,5% par rapport à 2000. L'objectif du Conseil d'atteindre un taux de 12,5% de participation des adultes exige que les Etats membres développent une stratégie d'apprentissage tout au long de la vie intégrée, cohérente et inclusive ;
4) l'UE doit attirer plus d'un million de personnes dans la profession d'enseignant au cours des dix prochaines années. Le grand nombre de professeurs âgés dans l'enseignement scolaire dans l'UE implique, qu'au cours de la période 2005-2015 plus d'un million d'enseignants en Europe devront être remplacés. Une formation initiale de haut niveau pour les enseignants, associée à un processus de développement professionnel continu, est nécessaire pour donner au corps professoral les capacités et les compétences nécessaires pour jouer son rôle dans la société de la connaissance au cours des prochaines décades ;
5) la plupart des lycéens européens n'atteignent pas l'objectif de compétence dans au moins deux langues étrangères. Actuellement, une moyenne de seulement 1,3 et 1,6 langues étrangères par élève est enseignée respectivement dans l'enseignement secondaire inférieur et supérieur. De sérieux efforts doivent être accomplis par la plupart des pays pour atteindre la moyenne européenne d'au moins deux langues étrangères enseignées à tous. (Infos: http: //http://www.europe.eu.int/comm/education/policies/2010/ back_gen_en.htm).