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Bulletin Quotidien Europe N° 8926
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/processus de lisbonne

La Commission a adopté ses nouvelles lignes directrices intégrées en matière économique et d'emploi pour la période 2005-2008

Bruxelles, 12/04/2005 (Agence Europe) - En réponse au Sommet de printemps des 22 et 23 mars, la Commission européenne a adopté, le 12 avril à Strasbourg, ses nouvelles orientations pour parvenir à davantage de croissance et d'emplois dans l'Union européenne. Cette nouvelle proposition de la Commission pour des « lignes directrices intégrées couvrant la période 2005-2008 et visant à mettre en œuvre la stratégie de Lisbonne », rassemble en un texte unique, cohérent et simplifié, les recommandations de la Commission sur les Grandes Orientations de Politique économique (Gopes) et ses propositions sur les lignes directrices pour l'emploi. Préparée par les Commissaires Joaquin Almunia (Economie/Affaires monétaires) et Vladimir Spidla (Affaires sociales, Emploi, Egalité des chances) sous la houlette du vice-président de la Commission Günter Verheugen (Entreprises/Industrie), la proposition établit une feuille de route pour la croissance et l'emploi et sert de base pour les Etats membres pour préparer leurs programmes nationaux dits « programmes Lisbonne ».

« La nouveauté de cette proposition, c'est que les lignes directrices sont articulées autour de trois volets: macro-économique, micro-économique et emploi. Ce document unique permet de souligner les synergies entre les différents éléments », a expliqué à la presse Geert-Jan Koopman (de la DG Entreprises). Ces nouvelles lignes directrices ne constituent pas un remaniement complet des orientations précédentes mais la Commission insiste sur les nouvelles voies que les Etats membres devraient suivre, à savoir notamment: améliorer la réglementation et faire rapport au niveau européen, développer une base industrielle solide et des partenariats public-privé, investir dans des pôles d'innovation, appliquer une politique favorable aux PME. Sur cette base, le Conseil travaillera dans ses trois formations concernées - Emploi, Compétitivité et Economie/Finances - pour que le Sommet de juin puisse entériner ces lignes directrices. La Commission se rendra dans les Etats membres pour suivre de très près le rythme de leurs réformes et faire un bilan de leurs progrès fin 2005, a ajouté M.Koopman. « L'objectif est de garantir des conditions de stabilité pour encourager la confiance des consommateurs. Nous demandons entre autres aux Etats membres d'éviter les politiques budgétaires pro-cycliques. Il faut aussi tenir compte du coût du vieillissement de la population », a enchaîné Ian Smith (de la DG Ecofin), en ajoutant: « nous avons accordé beaucoup d'importance aux besoins spécifiques des pays de la zone euro afin qu'ils puissent améliorer leur capacité de s'adapter aux chocs économiques ».

En ce qui concerne l'emploi, les nouvelles orientations constituent un nouveau départ pour la stratégie européenne pour l'emploi (SEE) et visent à accélérer la croissance et l'emploi et à garantir la cohésion territoriale et sociale, a souligné James Allen (de la DG Emploi). La proposition de la Commission mentionne ainsi, spécifiquement et pour la première fois, trois recommandations de la Task Force Emploi (Kok Task Force), à savoir: 1) attirer et garder plus de personnes sur le marché du travail et moderniser les systèmes de protection sociale ; 2) améliorer l'adaptabilité des travailleurs et des employeurs et la souplesse du marché du travail ; 3) investir plus efficacement dans le capital humain par le biais d'un meilleur enseignement et de meilleures compétences. Par ailleurs, la Commission présente également huit nouvelles lignes directrices dans ce domaine: 1) mettre en œuvre des politiques visant à atteindre le plein emploi, améliorer la qualité de l'emploi et la productivité sur le lieu de travail, et renforcer la cohésion sociale et territoriale ; 2) promouvoir l'employabilité tout au long de la vie; 3) garantir un marché du travail inclusif pour les chômeurs et les personnes favorisées ; 4) mieux tenir compte des besoins du marché du travail ; 5) promouvoir la flexibilité du marché du travail en la combinant avec la sécurité de l'emploi; 6) garantir des salaires attrayants ; 7) étendre et améliorer l'investissement dans les ressources humaines ; 8) adapter les systèmes d' éducation et de formation aux nouveaux besoins des marchés de l'emploi.

Répondant aux journalistes, M. Koopman a déclaré: « l'ancien processus de Lisbonne était une affaire de bureaucrates. Le nouveau processus de Lisbonne implique des bureaucrates mais aussi des citoyens et des membres de la société civile ! (...) On va vers une approche plus qualitative. A présent, il y a un nombre limité de priorités. Le Conseil européen pourra en discuter ». Le processus de Lisbonne n'est-il pas « un processus de tricheurs » ? A cette question, M. Koopman a répondu: « Si on ne pointe plus personne du doigt, cela ne veut pas dire que la Commission ne va pas évaluer les programmes nationaux (…). Les Commissaires vont être impliqués. Ce que veut la Commission, c'est dialoguer avec les Etats membres, c'est un engagement beaucoup plus politique qu'avant ».

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