Bruxelles, 07/04/2005 (Agence Europe) - « Vous êtes une composante vitale du réseau européen dont nous disposons pour relier les défis politiques européens et la vie quotidienne des citoyens », a déclaré Margot Wallström le 6 avril lors de la plénière du Comité économique et social européen (CESE). La vice-présidente de la Commission chargée des relations interinstitutionnelles et de la stratégie d'information a insisté sur le rôle central que jouent les membres du CESE « en faisant remonter l'opinion des citoyens » et en agissant en tant que « multiplicateur des messages européens ».
Attendue en juin prochain, la nouvelle stratégie d'information et de communication de la Commission s'efforcera de mettre fin à « l'approche très fragmentée » qui prévaut actuellement, afin de mieux faire face à cette « jungle de l'information ». La stratégie se concentrera sur les « synergies entre les institutions et surtout sur l'action », a indiqué Margot Wallström. Et d'ajouter: « Pour être visibles, nous devons être clairs et concis. Pour être intéressants, nous devons parler de sujets qui intéressent les citoyens. Pour être entendus, nous devons répéter nos messages ». Pour expliquer aux citoyens les enjeux européens, la Commissaire fait appel au « leadership », qui s'avère « plus nécessaire que jamais » à tous les niveaux de responsabilité politique si on veut « défendre ce qui a été accompli avec succès » et « décrire notre vision du futur ». Il faut également que nous soyons à la fois capables de reconnaître que « nous faisons des erreurs » et de mettre un terme à nos « jeux d'accusation », a exhorté Margot Wallström. Sinon, l'ensemble du projet européen est, selon elle, en « grand danger ».
« Nous sommes prêts ! » à collaborer avec la Commission, a déclaré Jillian Van Turnhout (Groupe « activités diverses », Irlandaise) en faisant écho à l'enthousiasme qui domine au sein des membres du CESE face au défi d'informer les citoyens. Lief Nielsen (Groupe « activités diverses », Danois) a quelque peu relativisé les propos de ses collègues, en avouant son « impression » que le défi d'informer correctement les citoyens européens constitue presque « une tâche impossible ». Tout est « question de confiance vis-à-vis des citoyens », a-t-il dit: à ses yeux, il faut faire comprendre aux citoyens que la coopération entre Européens est le seul moyen de maintenir un niveau élevé de société. Henri Malosse (Groupe des employeurs, Français) a estimé qu'il faut « remettre le projet européen dans les mains des citoyens ». Plutôt que d'un « défaut de communication », il faudrait parler de « défaut de consultation », a-t-il ajouté en faisant référence à la controverse née autour de la proposition de directive sur les services. Et de regretter que les Représentations de la Commission dans les États membres ne réservent « pas toujours le meilleur accueil » aux membres du CESE qui, selon lui, sont « reçus un peu comme des étrangers ».
Interrogée par Mario Sepi (Groupe des salariés, Italien) sur la frilosité de la Commission à s'engager dans le processus de ratification de la Constitution, Mme Wallström a rétorqué que son institution a l'intention de jouer « pleinement son rôle ». Elle a rappelé que la Commission peut, pendant la campagne de ratification, mettre en place « dix actions » pour soutenir les États membres qui le souhaitent, y compris la publication de copies de la Constitution européenne dans toutes les langues officielles, la création de sites web thématiques ou le futur service téléphonique gratuit « Constitution direct » (voir EUROPE N. 8878).