Luxembourg, 02/06/2004 (Agence Europe) - Lors de la réunion annuelle du Conseil des gouverneurs de la Banque européenne d'investissement (BEI), constitué des ministres des Finances des Etats membres de l'UE, mercredi matin à Luxembourg, le président de la Banque, Philippe Maystadt, a annoncé une augmentation de 7% des prêts en 2003, à 42,3 milliards d'euros: 34,2 milliards d'euros dans l'UE à quinze, 4,6 milliards d'euros dans les pays adhérents et en voie d'adhésion et 3,5 milliards d'euros dans les pays partenaires.
En 2003, la BEI a confirmé la mobilisation de deux programmes assortis de prêts ambitieux afin d'appuyer, à partir de 2004, l'action européenne pour la croissance: - la facilité d'investissement dans les réseaux transeuropéens (RTE), qui a pour objectif l'octroi de 50 milliards d'euros de prêts d'ici à 2010 ; - l'initiative « Innovation 2010 » dont l'objectif est de verser 40 milliards d'euros de prêts pour favoriser l'émergence, en Europe, d'une économie de la connaissance.
En réponse à l'appel du Conseil européen, la BEI a aussi intensifié ses activités au titre de la « Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (Femip), en prêtant plus de 2 milliards d'euros dans les pays partenaires de l'UE dans la région (600 millions d'euros pour la Turquie, 509 millions d'euros pour l'Egypte, 395 millions d'euros pour la Tunisie, 230 millions d'euros pour l'Algérie, 194 millions d'euros pour le Maroc, 90 millions d'euros pour la Syrie et 66 millions d'euros pour la Jordanie).
Les cinq principales priorités du plan d'activité de la BEI pour la période 2004-2006 sont: - la cohésion économique et sociale et le développement régional dans l'UE élargie ; - la mise en œuvre de l'initiative « Innovation 2010 » ; - le développement des RTE et de leurs réseaux d'accès ; - la protection et l'amélioration de l'environnement ; - le soutien aux politiques communautaires d'aide au développement et de coopération dans les pays partenaires (Femip et accord de Cotonou). Le plan d'activité prévoit en outre de plafonner à 5% par an la croissance des opérations de prêts dans l'UE à quinze. Les opérations dans les nouveaux Etats membres, les pays en voie d'adhésion ainsi que les pays partenaires, devraient s'accroître à un rythme plus rapide.