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Bulletin Quotidien Europe N° 8717
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/eurogroupe

Le débat sur l'amélioration du fonctionnement de l'Eurogroupe est engagé - La France veut anticiper ce qui figure dans le projet de Constitution

Luxembourg, 02/06/2004 (Agence Europe) - Les ministres de l'Economie et des Finances des Etats membres de la zone euro ont entamé, mardi soir à Luxembourg, un débat sur les améliorations à apporter au fonctionnement de l'Eurogroupe. Une discussion qui devrait se poursuivre en juillet. La France a présenté des idées sur ce thème, qui dans l'ensemble ont été plutôt bien accueillies.

Le président de l'Eurogroupe, Charlie McCreavy, a confirmé lors de la conférence de presse mardi soir que les ministres ont discuté de « l'amélioration de la coordination des politiques économiques au sein de l'Eurogroupe ». Le ministre français de l'Economie et des Finances, Nicolas Sarkozy, a estimé devant la presse que ce débat « passionnant » avait fait ressortir un « consensus double »: - la nécessité de « mieux coordonner nos politiques économiques » ; - la volonté d'un « débat approfondi sur la façon dont doit fonctionner l'Eurogroupe ». Selon M. Sarkozy, l'Eurogroupe discutera en juillet, en début de présidence néerlandaise, des « initiatives à prendre ». Les ministres ont parlé de la Présidence de l'Eurogroupe, de son élection, de la durée du mandat. Et la stratégie avancée par la France serait d'« anticiper ce qui est déjà dans le projet de Constitution européenne » Ainsi, M. Sarkozy a cité les exemples suivants: - une présidence de deux ans et demi élue par les membres de l'Eurogroupe ; - la création d'un comité d'experts indépendants pour compléter l'analyse de la Commission et de la Banque centrale européenne (BCE) (une idée « moins consensuelle » à l'Eurogroupe comme l'a reconnu M. Sarkozy) ; - la nécessité, au moment des débats nationaux sur l'établissement des budgets, de se mettre d'accord sur des termes économiques identiques.

Interrogé par la presse sur les suggestions de la France, le Commissaire Joaquin Alumunia a rappelé que la Commission avait soutenu l'idée d'une présidence plus stable de l'Eurogroupe, tout en signalant que c'est aux Etats membres de décider, lors de la Conférence intergouvernementale (CIG). Quant à la création d'un comité d'experts, M. Almunia a signalé qu'un ministre avait répondu à M. Sarkozy qu'il fallait « faire attention avec les sages ». De son côté, M. Almunia estime que la Commission « peut parfaitement remplir les fonctions que Monsieur Sarkozy a en tête ». De manière plus générale, le Commissaire a déclaré: « je vois avec satisfaction que beaucoup d'Etats membres sont conscients de la nécessité de renforcer la coordination des politiques économiques dans l'Eurogroupe. Ceci est indispensable, après avoir décidé d'une union monétaire. Il faut aussi plus d'efficacité dans la coordination des politiques économiques dans une Union à 25, dans le cadre des Grandes orientations de politiques économiques (Gope) ».

M. McCreavy s'est montré très prudent au sujet de la présidence de l'Eurogroupe. La question doit être discutée lors de la CIG, a-t-il rappelé. Et il a refusé « d'entrer dans des spéculations » sur ce qui est en discussion à la CIG, « parce qu'on risque de susciter des attentes alors que certains points feront l'objet d'un accord et d'autres pas ». La Présidence irlandaise a déjà dit « qu'il s'agit d'un processus de négociation difficile » et que « nous ne souhaitions pas isoler tel ou tel domaine », a conclu le ministre.

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