Bruxelles, 02/06/2004 (Agence Europe) - Les ministres de l'Economie et des Finances de la zone euro ont discuté brièvement, mardi soir à Luxembourg, des améliorations du Pacte de stabilité et de croissance. Le Commissaire Joaquin Almunia a annoncé à l'Eurogroupe qu'il présenterait de nouvelles idées sur ce thème le 16 juin prochain, au moment de l'adoption, par la Commission européenne, du dernier rapport sur les finances publiques dans l'UEM. Une discussion difficile sur la réforme des procédures du Pacte pourrait donc commencer dès le début du mois de juillet, en début de Présidence néerlandaise, alors que les ministres avaient souhaité en novembre dernier se donner du temps pour la réflexion, après les querelles politiques et institutionnelles liées à la suspension des procédures pour déficit excessif engagées contre l'Allemagne et la France.
Lors de la conférence de presse après l'Eurogroupe, M. Almunia a déclaré que l'expérience a montré « que des faiblesses sont apparues après cinq années de fonctionnement de l'UEM ». La discussion a confirmé l'importance de renforcer la surveillance budgétaire et la coordination des politiques économiques, a ajouté M. Almunia, qui a rappelé que la Commission avait lancé ce débat en novembre 2002 et confirmé qu'elle « viendra avec des idées plus tard dans l'année ». Selon lui, il s'agit du « bon moment » pour évoquer le sujet de la gouvernance économique et de l'amélioration du Pacte de stabilité et « c'est encourageant de voir les ministres qui s'engagent dans le débat ».
En répondant à des questions de la presse, M. Almunia a précisé que la Commission mettra sur la table à la mi-juin « non pas des propositions, mais des idées » destinées à « enrichir le débat et contribuer à obtenir, dans les prochains mois ou semestres, un accord sur la nécessité d'adapter le Pacte de stabilité à l'expérience et aux nouvelles circonstances ». En conclusion, M. Almunia a assuré que tout monde était d'accord sur « la nécessité du Pacte et de la discipline budgétaire » et aussi sur la nécessité d'améliorer certaines dispositions de mise en œuvre du Pacte.
Le président de l'Eurogroupe, Charlie Mc Creavy a reconnu que les ministres n'étaient pas tous d'accord sur les sujets pour lesquels la coordination devrait s'imposer. Il a rappelé aussi qu'en novembre dernier, les ministres étaient convenus de se donner un temps de réflexion, « jusqu'à l'automne prochain ou peut-être 2005 », avant de débattre des améliorations du Pacte de stabilité. « La situation n'a pas changé, même si pendant nos réunions, nous faisons régulièrement référence à certains éléments du Pacte », a-t-il conclu.