Bruxelles, 30/04/2004 (Agence Europe) - Lors de sa conférence de presse de jeudi, Jacques Chirac (EUROPE d'hier, p.6) a été interrogé sur ce qui se passerait si un ou plusieurs Etats membres rejetaient la Constitution européenne. La réponse du président français: "Théoriquement, la Constitution ne serait pas adoptée, on en reviendrait à la situation de Nice, dont chacun sait qu'elle n'est pas satisfaisante (...). Alors, il y a actuellement, notamment chez nos amis allemands, l'idée (...) que l'on pourrait peut-être, en allant un peu plus au-delà de ce que prévoit l'actuel traité de la Convention, à savoir la saisine du Conseil européen dans cette hypothèse (...), considérer qu'au bout d'un certain temps, par exemple deux ans, les pays qui n'auraient pas ratifié seraient conduits soit à ratifier, soit à sortir. Ce qui est évidemment un couperet un peu rude (...). Cela devra être négocié dans la Constitution. Moi, je ne suis pas contre l'idée qu'il y ait un moyen de pression amicale sur des pays qui refuseraient la Constitution, parce qu'à ce moment-là, on bloque tous les autres".