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Bulletin Quotidien Europe N° 8697
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/ogm

Le comité permanent de l'alimentation a échoué à se prononcer sur l'autorisation d'importer le maïs NK603 de Monsanto - La parole est au Conseil

Bruxelles, 30/04/2004 (Agence Europe) - Une fois de plus, les Etats membres n'ont pas pu s'entendre, vendredi, pour autoriser ou refuser l'importation dans l'Union du maïs NK603, génétiquement modifié par le groupe agro-alimentaire américain Monsanto pour résister à l'herbicide total glyphosate, baptisé « round up » par Monsanto. Invités pour la deuxième fois à se prononcer sur la proposition de la Commission visant à légaliser l'importation et la commercialisation dans l'UE de cet OGM aux fins de l'alimentation animale et de sa transformation industrielle - mais non de sa culture -, les experts des Quinze réunis au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale n'ont réuni de majorité qualifiée ni pour ni contre, comme en février dernier (voir EUROPE du 20 février, p. 13).

Huit Etats membres se sont prononcés en faveur de l'autorisation (Royaume-Uni, Italie, France, Belgique, Pays-Bas, Irlande, Finlande, Suède), cinq Etats membres ont voté contre (Danemark, Grèce, Luxembourg, Autriche et Portugal). L'Allemagne et l'Espagne se sont abstenues. Dans ces conditions, il appartiendra au Conseil de se prononcer soit dans un sens soit dans l'autre, à la majorité qualifiée également. S'il ne parvient pas à trancher dans les trois mois, la décision d'autorisation pourra être adoptée par la Commission européenne, à l'instar de ce qui va se produire pour le maïs doux BT11 de la firme suisse Syngenta, en raison de divisions analogues affichées par les Etats membres lors du dernier Conseil Agriculture (voir EUROPE du 27 avril, p.8).

Dans un communiqué, l'ONG environnementale Friends of The Earth déclare « une fois de plus il n'y a de consensus ni politique ni scientifique sur la sécurité des aliments génétiquement modifiés. Les scientifiques ne peuvent pas s'entendre sur leur sécurité et le public n'en veut pas, mais on assiste indéfiniment à des tentatives de nous gaver avec ces produits. Le public exige et attend des aliments sains qui proviennent d'une agriculture respectueuse de l'environnement ».

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