Bruxelles, 30/04/2004 (Agence Europe) - La « résolution de Bruxelles » sur le conflit du Cachemire a été adoptée le 16 avril par l'Intergroupe du PE sur le Cachemire, présidé par le conservateur britannique James Elles. Profitant du calme dans la région depuis quelques semaines, l'Intergroupe s'est réuni du 14 au 16 avril en présence notamment du Conseil international des droits de l'Homme pour le Cachemire représenté par l'avocat Majid Tramboo, ainsi que de Gowar Ayub Khan, ancien ministre des Affaires étrangères du Pakistan, et de Kuldip Nayar, parlementaire et ancien haut commissaire de l'Inde auprès du Royaume-Uni. La résolution demande notamment de: 1) faciliter une mission de paix d'une délégation d'expatriés du Jammu et Cachemire qui visiterait l'Inde et le Pakistan ainsi que les deux côtés de la ligne de cessez-le-feu ; 2) réduire les forces militaires en présence ; 3) abroger plusieurs lois attribuant des pouvoirs spéciaux aux forces armées du Cachemire et retrouver la trace de milliers de personnes portées disparues ; 4) cesser toute torture et tout traitement cruel, inhumain ou dégradant ; 5) mettre fin aux meurtres sommaires perpétrés dans un cadre extra- judiciaire ; 6) libérer tous les prisonniers politiques ; 7) donner accès aux ONG aux territoires du Cachemire et de Jammu ; 8) accorder aux expatriés du Cachemire la liberté de circulation, sans aucune restriction.
Une ombre au tableau: Kuldip Nayar a estimé que l'intervention d'une tierce partie dans le conflit était inutile car « l'Inde et le Pakistan sont suffisamment adultes pour trouver des solutions par eux-mêmes ». Montrant du doigt l'action de l'Union européenne, M. Nayar s'est attiré les foudres des autres intervenants qui ont cherché à réhabiliter prestement l'utilité du rôle de leur hôte. L'avocat Sultan Mehmood, ancien Premier ministre de l'Azad Cachemire, a montré qu'il appréciait l'aide du Parlement européen à trouver une solution au conflit, et Mohammad Sarwar, député travailliste à la Chambre des Communes, a assuré que l'aide de l'Union européenne était la bienvenue, ainsi que celle des Etats-Unis.