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Bulletin Quotidien Europe N° 8393
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/irak

Papandreou evoque la crise irakienne avec les responsables du Proche-Orient (et avec Powell) - Prodi insiste sur une voix européenne unique

Bruxelles, 04/02/2003 (Agence Europe) - Le Président du Conseil de l'UE Georges Papandreou a, lors d'une conversation téléphonique avec le Secrétaire d'Etat américain Colin Powell, évoqué les perspectives de la crise irakienne (ainsi que la situation au Proche-Orient en général), signale l'agence de presse grecque ANA. Selon ANA, le porte-parole du Département d'Etat Richard Boucher a indiqué à Washington que M. Powell a été régulièrement en contact avec M.Papandreou au cours des derniers jours. A Amman, où il a rencontré en particulier le Roi Abdullah II, le Président du Conseil de l'UE a affirmé que, selon les leaders rencontrés dans la région, Saddam Hussein n'a pas encore saisi la gravité de la situation: s'il finit par le faire, il y a encore "une sérieuse possibilité d'éviter de la guerre", a ajouté le ministre grec des Affaires étrangères. On est en train de développer un plan pour faire face aux répercussions d'une guerre, mais "pour l'instant, les efforts diplomatiques ont la priorité", a-t-il aussi déclaré (voir aussi EUROPE d'hier, p.4).

Quant au Président de la Commission européenne Romano Prodi, selon AFP, il s'est dit "convaincu" (à Barcelone, où il participait au 20ème anniversaire de la fondation Patronato Català Pro Europa) que, "lorsque la voix européenne sera commune", elle sera écoutée dans le monde.

Par ailleurs, dans un entretien avec la Süddeutsche Zeitung, Giuliano Amato, vice -président de la Convention européenne, a estimé que la déclaration commune de huit leaders européens, dont cinq de l'UE, en signe de solidarité avec Washington dans la crise irakienne est "une leçon pour l'Europe" (voir EUROPE du 1er février, p.3, et du 31 janvier, p.6). Selon lui, l'absence d'une position unitaire européenne sur l'Irak est le résultat du comportement de la France et l'Allemagne, qui ont eu le tort de "ne pas faire campagne au sein de l'Union pour leur position". (Entre-temps, le Premier ministre slovaque a demandé d'ajouter son nom au bas de la déclaration, rejoignant trois autres pays candidats: Pologne, Hongrie et République tchèque).

Entre-temps, la délégation ad hoc de députés européens achevait ses entretiens aux Nations unies. Les députés européens ont rencontré en particulier le Représentant adjoint des Etats-Unis auprès de l'ONU. James Cunnigham, à qui, selon un communiqué d'Elmar Brok, ils ont rappelé la position du Parlement européen en faveur d'une deuxième résolution du Conseil de sécurité avant toute intervention militaire. Selon le même communiqué, le Représentant irakien Mohamed al-Douri a affirmé que l'Irak n'a pas d'armes de destruction massive et coopère avec l'ONU. Quant à la libérale démocrate britannique Emma Nicholson, elle a indiqué avoir reçu de source absolument fiable des preuves de la présence en Irak de composants qui lui permettraient de produire des éléments d'armes de destruction massive.

Enfin, la parlementaire européenne Emma Bonino a annoncé que plus de 6500 personnes de 82 pays ont souscrit à l'initiative de Marco Pannella (pour "l'Irak libre" et affirmant "Saddam doit partir").

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