Bruxelles, 04/02/2003 (Agence Europe) - L'Europe de la connaissance, les critères de référence européens pour l'éducation et la formation et le programme eLearning 2004-2006 seront au centre des travaux du Conseil Education de l'UE, le 6 février à Bruxelles sous la présidence du ministre de l'Education nationale et des Cultes de Grèce Petros Efthymiou. La Commission sera représentée par Viviane Reding. Au cours du déjeuner, les ministres discuteront du renforcement des investissements, tant publics que privés, dans l'éducation et la formation professionnelle. Ce Conseil contribuera activement aux travaux du Conseil européen du 21 mars à Bruxelles et du Conseil Education des 5-6 mai prochains, qui sera essentiellement consacré aux critères de référence européens dans ce domaine.
1. L'Europe de la connaissance: sur la base d'un document de la Présidence, les ministres auront un débat politique sur l'importance de l'éducation et de la formation pour concrétiser l'objectif de Lisbonne de faire de l'Europe l'économie de la connaissance la plus compétitive au monde. Le document de la Présidence se concentre sur cette question, tout en insistant sur l'importance de renforcer la cohésion sociale, et de promouvoir la tolérance et le respect des droits humains. Il se réfère à deux communications de la Commission intitulées "Investir efficacement dans l'éducation et la formation: un impératif pour l'Europe" et "Le rôle des universités dans l'Europe de la connaissance". Cette deuxième communication, qui devrait être adoptée par la Commission le 5 février, fera l'objet d'une simple discussion, a souligné le diplomate grec Dimitrios Rallis. Mme Reding présentera ces deux communications aux ministres. Les ministres auront également à répondre à deux questions posées par la Présidence: sur les conséquences d'une évolution vers "une employabilité durable" en matière d'éducation et de formation, et sur la nécessité croissante d'une plus grande cohérence stratégique, au niveau européen, entre la politique de l'éducation et de la formation et les autres politiques (en particulier la stratégie européenne pour l'emploi et la stratégie de lutte contre l'exclusion sociale).
Le Conseil devrait adopter des conclusions sur l'importance de l'éducation et de la formation dans une Europe de la connaissance, en insistant notamment sur les notions d'employabilité, de cohésion sociale, de citoyenneté et de diversité linguistique. L'objectif est d'intégrer le texte de ces conclusions dans les conclusions finales du Sommet européen du 21 mars à Bruxelles. Pour la France, le texte des conclusions devrait insister beaucoup plus sur l'apprentissage des langues en Europe, bien que le projet de conclusions comporte déjà une référence à la diversité linguistique.
2. Critères de référence européens pour l'éducation et la formation: le Conseil aura un débat politique sur les "benchmarks" européens dans ce domaine, sur la base d'un document de la Présidence. Ce débat constituera un pas important vers une éventuelle adoption de conclusions lors du Conseil Education des 5-6 mai prochains. Le document de la Présidence demande principalement aux Etats membres d'examiner une première liste de critères de référence européens dans cinq domaines: 1) les jeunes qui quittent très tôt l'école; 2) les licenciés en mathématiques, sciences et technologies; 3) les personnes ayant un diplôme d'enseignement secondaire supérieur; 3) les compétences de base (lecture, mathématiques et sciences); 5) l'apprentissage tout au long de la vie. Le document de la Présidence se réfère à la communication de la Commission intitulée "Critères de référence européens pour l'éducation et la formation: suivi du Conseil européen de Lisbonne", que Mme Reding présentera aux ministres. "Ce jeudi, il y aura seulement une discussion sur le sujet, car des problèmes juridiques se sont posés au niveau de la procédure", a commenté Dimitrios Rallis, en ajoutant que "l'adoption de critères de référence européens en matière d'éducation et de formation professionnelle résulte de l'application de la méthode ouverte de coordination". Quelques délégations (Allemagne, Belgique, Luxembourg, Royaume-Uni) s'interrogent sur les conséquences juridiques et politiques que pourrait avoir l'adoption par consensus, par le Conseil, de "benchmarks" dans ces domaines, et s'inquiètent du respect de la subisdiarité.
3. Programme eLearning 2004-2006: Mme Reding présentera ce programme pluriannuel dont le but est de promouvoir l'intégration efficace des technologies de l'information et de la communication dans les systèmes d'éducation et de formation en Europe et qui devrait être doté d'un budget de 36 millions d'euros. Plusieurs Etats membres contestent cette somme d'argent qu'ils trouvent trop élevée, étant donné les crédits déjà prévus pour Erasmus World. Ceci va toutefois à l'encontre de ce qui a été décidé au Sommet de Barcelone, qui avait demandé davantage d'investissements dans les ressources humaines.
4. Divers: la délégation portugaise fournira des informations sur la 3ème rencontre "Eureka/ Asia -Eco Enterprises for Sustainable Development", qui aura lieu du 26 au 30 mai à Macao.