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Bulletin Quotidien Europe N° 8380
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/transports

Certains députés réclament que l'axe reliant Paris à Budapest soit qualifié de projet prioritaire

Strasbourg, 16/01/2003 (Agence Europe) - Plusieurs membres du groupe PPE/DE ont, lors d'une conférence de presse à Strasbourg, attirer l'attention sur le faible état d'avancement du tronçon à grande vitesse qui doit relier Paris à Budapest (en passant par Strasbourg, Karlsruhe, Stuttgart, Munich, Salzbourg, Vienne) dans le cadre des réseaux transeuropéens de transport. Faisant écho au débat sur le deuxième paquet ferroviaire (voir EUROPE du 15 janvier, p.11), l'Allemande Angelika Niebler a regretté que le rail soit trop souvent envisagé dans une perspective nationale et a annoncé que le Parlement fera pression sur le Conseil, désigné comme responsable de cette lenteur, pour que l'axe soit qualifié de projet prioritaire.

Werner Stolher, ingénieur dans un institut de Zurich qui a effectué une étude sur cet axe en collaboration avec deux autres instituts (à Vienne et Karlsruhe), explique que « l'état d'avancement des travaux n'est pas homogène: dans certains cas, il faut aménager des voies existantes, dans d'autres, il faut en créer». « La réalisation finale de ce tronçon est prévue en 2015 et aura coûté 15 milliards d'euros aux pays concernés: 4,5 milliards pour la France, 5,3 milliards pour l'Allemagne, 3, 7 milliards pour l'Autriche, 1,9 milliard pour la Hongrie », a-t-il ajouté, en évaluant à 2 milliards d'euros par an les gains économiques que le tronçon rapportera aux pays concernés. En outre, « l'étude a montré que cet axe aura des incidences environnementales très positives », a-t-il conclu. Le maire de Karlsruhe, Heinz Fenrich, a insisté sur la responsabilité de « la France et de l'Allemagne, qui, a-t-il dit, doivent « prendre des décisions concrètes pour la traversée du Rhin ». Il faut « un pont à deux voies (…), c'est incroyable que, au 21è siècle, il n'y ait qu'un pont à une voie », a-t-il lancé. L'Allemand Markus Ferber a regretté que le Conseil n'ait pas suivi la Commission européenne et le Parlement, qui avaient qualifié cet axe de projet prioritaire, et a reproché au gouvernement allemand de refuser d'inscrire l'axe comme projet prioritaire ». Cependant, a-t-il ajouté, « lors de la réunion du Groupe Van Miert, le représentant allemand a reconnu que l'axe était une priorité, et j'espère que cela fera bouger les choses». (A ce sujet, voir EUROPE du 15 janvier, p.12).

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