Bruxelles, 15/11/2002 (Agence Europe) - Lors du « trilogue » budgétaire de vendredi, le Conseil a répété qu'il refusait à ce stade la demande du PE de recourir à l'instrument de flexibilité pour financer les besoins supplémentaires en Afghanistan (63 millions d'euros) et au titre du Fonds mondial sur la santé (12 millions d'euros). C'est surtout le financement du Fonds mondial pour la santé qui pose problème. La Commission estime les besoins à 72 millions d'euros et propose un financement, pour moitié, sur le budget du Fonds européen de développement. Le PE a revu les besoins à la hausse (de 12 millions d'euros) et voudrait qu'ils soient couverts uniquement par le budget communautaire (actions extérieures). Le Conseil, qui veut dégager une marge (pour le moment de 63 millions d'euros) sous le plafond de cette rubrique des perspectives financières, a seulement pris note des positions et s'est engagé à trouver une solution avec les autres institutions lors de la concertation du 25 novembre précédant sa seconde lecture du projet de budget 2003. L'autre sujet qui divise, ce sont les crédits « PESC ». Le PE a indiqué qu'il accepterait les montants proposés par le Conseil (47,5 millions d'euros) à condition d'obtenir des garanties d'être informé en amont des décisions dans ce domaine. Sinon, il acceptera uniquement de budgétiser 30 millions d'euros. La question des dépenses administratives est quasiment réglée depuis l'acceptation de ne pas dépasser le plafond et grâce à une consensus pour anticiper les dépenses liées à l'élargissement (500 postes demandés par la Commission et publication de l'acquis communautaire).