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Bulletin Quotidien Europe N° 8341
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc

Les ONG qualifient de « illégitime » la mini-ministérielle de Sydney

Bruxelles, 15/11/2002 (Agence Europe) - Plus de 150 organisations non gouvernementales dénoncent à l'unisson la tenue d'une mini-conférence ministérielle « exclusive », ces jours-ci à Sidney, en l'absence de la plupart des pays membres de l'Organisation mondiale du commerce (voir EUROPE du 14 novembre, p.10). « Cette réunion, à laquelle seuls 25 gouvernements ont été invités à participer, est illégitime puisque ce groupe de pays assume, de facto et illégalement, un rôle exécutif au nom de la majorité », soulignent les ONG dans une déclaration commune publiée jeudi. Selon Shefali Sharma, du bureau genevois de l'Institut des politiques agricole et commerciales, « les accords de l'OMC engagent les gouvernements à entreprendre de sérieuses réformes législatives et réglementaires qui ont un impact sur les politiques internes, et pas seulement dans le domaine commercial, et il est dès lors inaccceptable que l'OMC, à ce jour, ait échoué à concevoir un système qui incorpore tous ses membres pour construire un vrai consensus. Peu importe ce qui se fait en substance, si le résultat est prédéterminé par quelques-uns ». Les ONG s'inquiètent de voir ainsi bafoués les « principes démocratiques inscrits dans les constitutions des puissants pays membres », en se référent au fait que: - les critères de sélection des pays conviés sont inconnus ; - aucun procès-verbal des discussions n'est conservé ; - les décisions prises affectent tous les membres alors que l'agenda est fixé en leur nom et en leur absence. Elles appellent les ministres à refuser de telles sessions et à mette sur pied un système décisionnel efficace et fiable excluant toute « power politics » avant la conclusion d'accords, sur la base d'un consensus fallacieux.

Certains pays membres de l'OMC ont eux aussi exprimé leur inquiétude et frustration face à la persistance de telles pratiques (plus connues sous le nom de « salle verte »: NdlR), notamment le représentant du Zimbabwe à Genève, Boniface Chidyausiku, qui craint que « si les accords sont conclus et les positions prises lorsque les quelques élus se réunissent entre eux, le reste des pays membres sera persuadé et forcé à accepter de tels positions et accords ».

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