Copenhague, 28/06/2002 (Agence Europe) - Le ministre danois des Finances, Thor Pedersen (qui présidera à partir du 1er juillet le Conseil Ecofin), a affirmé jeudi que l'une des principales priorités de la Présidence danoise de l'UE sera d'aboutir, d'ici la fin de l'année, à un accord sur le paquet fiscal. Le "plus grand défi" à cet égard sera de trouver un accord sur la fiscalité de l'épargne sur base d'un système d'échange d'informations, a expliqué M. Pedersen devant un groupe de journalistes européens. "Etablir un système d'échange d'informations est aussi notre objectif dans nos négociations avec la Suisse, les Etats-Unis et d'autres pays tiers", a rappelé le ministre, en notant que c'est là la meilleure approche, non seulement pour empêcher la fraude fiscale, mais aussi pour lutter contre le financement du terrorisme. "Les négociations avec les pays tiers sont difficiles, mais je suis néanmoins optimiste que nous pourrons trouver une solution" basée sur un tel système, a-t-il dit.
Une autre priorité de la Présidence danoise en matière fiscale sera l'adoption de la directive sur la taxation de l'énergie (une mesure nécessaire qui devra aller de pair avec l'ouverture des marchés énergétiques, a souligné M. Pedersen).
Autre priorité, la coordination des politiques économiques et une "amélioration des méthodes de travail" dans ce domaine. "Une meilleure coordination renforcera notre capacité de faire face aux multiples défis actuels, notamment celui de créer davantage d'emplois et d'assurer un haut niveau de prospérité et de bien-être pour nos populations vieillissantes", a estimé M. Pedersen. A cette fin, la Présidence danoise envisage de renforcer les procédures de coordination entre les grandes orientations de politique économique (Gope) et la stratégie européenne pour l'emploi.
Quant au Pacte de stabilité, M. Pedersen a noté qu'il a une fonction tout à fait capitale dans le maintien de la confiance dans l'euro, et a assuré qu'il n'est pas question que pendant la Présidence danoise, on entre dans un débat visant à diluer ou à interpréter de manière moins stricte les règles du Pacte. Le ministre danois des Finances a aussi réitéré le souhait de son gouvernement danois d'adhérer le plus rapidement possible à la zone euro. Une telle décision devra cependant être soumise lors d'un nouveau référendum "le moment venu", a-t-il rappelé. Lors du premier référendum en septembre 2000, les Danois s'étaient prononcés contre la participation de leur pays à l'euro. Il est prématuré de dire, à ce stade, quand un second réferendum pourrait avoir lieu, a estimé le ministre.