Bruxelles, 14/06/2002 (Agence Europe) - Le présidium de la Convention européenne, lors de sa réunion de jeudi, a préparé la session des 24 et 25 juin avec la société civile (voir EUROPE des 10/11 juin, p.6) et la Convention des jeunes qui se déroulera du 9 au 11 juillet. A ce propos, le porte-parole de la Convention Nikolaus Meyer-Landrut a noté que la liste de jeunes participants est presque complète, qu'elle comporte un peu plus de filles que de garçons, et qu'elle est assez équilibrée, même si une majorité d'étudiants, notamment en droit et en sciences politiques, y figure, assez naturellement (sur les 32 jeunes choisis par les conventionnels issus du PE, on peut quand même noter qu'il n'y a que deux "travailleurs", tous deux Britanniques, Allan Siao Ming Whitherick et l'Ecossaise Sarah English, et, en France, un "travailleur" dans le domaine de la jeunesse et étudiant non universitaire, Nasser Eddine Benzahzouh: NDLR). Le présidium a aussi discuté des groupes de travail de la Convention, et il pourrait, lors de sa réunion du 25 juin, décider de la mise en place de groupes sur les thématiques JAI et relations extérieures.
Par ailleurs, le porte-parole, interrogé sur le « schéma » de futur traité diffusé par Jens-Peter Bonde qui l'attribue au secrétariat de la Convention (voir EUROPE d'hier, p.6), a affirmé: ce document n'a "aucun statut" et ni le Président de la Convention ni le Présidium ne l'ont vu. Il ne s'agit que d'un document de travail qui se borne à énumérer certains "éléments", sans esquisser aucune "stratégie", ce qui serait d'ailleurs prématuré, puisque le présidium n'a même pas encore abordé la question de la forme que pourra prendre le nouveau traité, et qu'il faudra d'abord répondre à un certain nombre de questions fondamentales, y compris celles de la personnalité juridique de l'Union et du sort à réserver à la Charte des droits fondamentaux.
Quant à la démarche commune de conventionnels représentant cinq gouvernements -France, Allemagne, Royaume-Uni, Irlande et Pologne - et demandant la mise en place d'un organe chargé d'évaluer la législation communautaire à la lumière de la subsidiarité, le porte-parole a indiqué qu'il s'agit d'une contribution parmi d'autres, même si elle a peut-être un peu "plus de poids" que d'autres, étant collective. Remarquons ici que les contributions des conventionnels s'amoncellent, et qu'elles lancent parfois des idées allant assez loin, comme celle d'Alain Barrau, représentant de l'Assemblée nationale française, qui propose de créer un Congrès des parlements nationaux et du Parlement européen, disposant d'un pouvoir d' « autoconvocation », qui se réunirait au moins deux fois par an, qui siégerait à Strasbourg et disposerait d'un secrétariat permanent.