Bruxelles, 06/06/2002 (Agence Europe) - C'est finalement une troïka au niveau des hauts fonctionnaires que le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Piqué, a conduite en Algérie où il a rencontré le président Abdelaziz Bouteflika et le ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Beljadem. Cette brève visite de routine a permis d'évoquer les récentes élections législatives, où le taux de participation a été relativement faible, notamment en raison du boycott en Kabylie. M. Piqué devait, au nom de l'UE, formuler l'espoir que la politique de réconciliation nationale menée par M. Bouteflika puisse continuer et être renforcée. Les discussions ont aussi porté sur la lutte contre le terrorisme, la situation au Proche-Orient et le Sommet de l'Union du Maghreb arabe qui doit se tenir à Alger les 21 et 22 juin. Evoquant les récentes élections, le président du Conseil a salué mercredi, lors d'une conférence de presse à Alger, les « progrès démocratiques » en Algérie et il a indiqué, selon l'agence EFE, que la troïka a constaté des progrès en matière de protection des droits de l'Homme. Un avis que ne partagent pas les organisations de défense des droits de l'Homme (voir EUROPE du 6 juin, p.5 et du 4 juin, p.6).