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Bulletin Quotidien Europe N° 8227
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/social

Lettre des présidents de l'Unice, d'ERT et de CSR Europe au Président Prodi sur la responsabilité sociale des entreprises - Communication de Mme Diamantopoulou début juillet

Bruxelles, 06/06/2002 (Agence Europe) - Sujet d'actualité, la consultation des partenaires sociaux et autres organisations concernées lancée par Anna Diamantopoulou (Affaires sociales) et Erkki Liikanen (Entreprises) sur la responsabilité sociale des entreprises a connu un vaste succès. A son issue, Mme Diamantopoulou a annoncé la présentation d'une communication sur la responsabilité sociale des entreprises pour début juillet (voir notamment EUROPE des 27 et 28 mai, p.18). Pour que les entreprises puissent bénéficier de politiques actives et ciblées en matière de responsabilité sociale, les présidents de l'Unice Georges Jacobs, de la European Round Table of Industrialists (ERT) Gerhard Cromme et de CSR Europe Etienne Davignon ont cosigné - ce qui est une première - une lettre au Président de la Commission européenne Romano Prodi dans laquelle ils demandent d'intégrer dans la communication de la Commission les points clefs suivants: 1) nécessité d'une approche qui ne se focalise pas excessivement sur les questions intra-européennes, car la responsabilité sociale des entreprises est une question mondiale. Il s'agit donc de promouvoir des pratiques en cette matière aussi dans les pays tiers et auprès des entreprises et investisseurs étrangers; 2) alors que les débats actuels mettent trop l'accent sur les relations employeurs-employés, nécessité de reconnaître que la responsabilité sociale des entreprises est un concept pluridimensionnel. Il faut donc examiner comment se comporter de manière éthique vis-à-vis de tous les interlocuteurs de l'entreprise (partenaires sociaux, autorités publiques, etc.).

En ce qui concerne l'influence de l'autorité publique dans les pays tiers, Thérèse de Liedekerke (Unice) rappelle que les investissements privés dans les pays tiers, et surtout les moins développés, ont augmenté au cours des 10 dernières années alors que les fonds de coopération au développement ont chuté. Et de citer l'exemple d'une entreprise européenne qui a ouvert au Brésil des écoles pour former une main-d'oeuvre qualifiée. "L'entreprise investit, mais à long terme", constate Mme de Liedekerke, en ajoutant que "le paradoxe dans ce débat, c'est que des acteurs extérieurs à l'entreprise sont appelés à trouver des solutions aux problèmes de l'entreprise".

45% des 250 plus grandes entreprises publient des rapports sur leur dimension sociale

Par ailleurs, la société KPMG Global Sustainability Services a présenté à Bruxelles le rapport 2002 sur la viabilité des entreprises, élaboré en collaboration avec l'Université d'Amsterdam. Elle y décrit les sociétés "d'avant-garde", qui publient des rapports sur la dimension sociale, environnementale et durable en plus de leurs bilans financiers, à savoir 45% des 250 plus grandes entreprises au monde citées par le magazine "Fortune 500" (contre 35% en 1999). "Le fait que des entreprises multinationales tiennent de plus en plus compte de la dimension sociale et environnementale, et publient ce qu'elles ont fait en matière d'égalité des chances ou de droits de l'homme par exemple, constitue une grande avancée par rapport à 1999", a commenté le Prof. George Molenkamp (KPMG) en notant l'influence croissante de la société civile (ONG) et sur les décisions politiques, le dialogue croissant entre l'entreprise et ses actionnaires, qui implique une plus grande transparence. Il ressort notamment de ce rapport que: 1) les entreprises les plus avant-gardistes se trouvent au Japon, aux Etats-Unis, en Allemagne, en France et au Royaume-Uni; 2) le nombre d'entreprises établissant de tels rapports dans le secteur financier s'est accru d'environ 60% (passant de 15% en 1999 à 24% en 2002); 3) les comptes-rendus sur la durabilité constituent une nouvelle tendance pour des secteurs comme alimentation et boissons, communications et médias, finances. Globalement, il y a plus d'entreprises que jamais qui publient des bilans sur les performances environnementale, sociale et durable, et un nombre croissant d'entreprises qui procèdent à une vérification indépendante de ces bilans.

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