Bruxelles, 06/06/2002 (Agence Europe) - La tournée des capitales, qui doit conduire ce vendredi le Premier ministre espagnol à Lisbonne puis à Dublin, offre en particulier l'occasion à José Maria Aznar d'évoquer avec ses homologues le dossier de la réforme du Conseil avant qu'il ne soit transmis au Sommet de Séville. Comme le montre le mémorandum du Benelux remis mardi à M. Aznar (voir EUROPE du 6 juin, p.3), le sujet continue de diviser, notamment en ce qui concerne la création à partir du Conseil Affaires générales de deux formations, l'une chargée de la coordination horizontale et l'autre consacrée exclusivement à la politique étrangère et de sécurité commune. Le travail sur ce dossier s'intensifiera au cours des prochains jours afin de réduire le nombre d'options qui figuraient dans le document initial préparé par le Secrétaire général du Conseil, Javier Solana. Le Conseil Affaires générales examinera ce dossier lors de sa session des 17 et 18 juin, consacrée à la préparation du Conseil européen de Séville. Il devrait indiquer sa préférence pour certaines options, mais le choix final sera fait par les chefs d'Etat ou de gouvernement. Ces derniers pourraient aussi, au-delà des décisions limitées qui pourront être prises à Séville sur la réforme du Conseil - transparence de ses travaux, par exemple-, donner des indications sur la poursuite de cette réforme (au sujet des craintes d'un chevauchement des travaux au sommet et de la Convention, voir notamment p.6).
A Rome, où il a rencontré Silvio Berlusconi, José Maria Aznar a évoqué essentiellement devant la presse le dossier de l'immigration clandestine, en annonçant pour Séville "un plan opérationnel prévoyant des échéances précises" et en ajoutant: "Si l'UE coopère avec des pays tiers d'où sont originaires les immigrés, elle attend de ces derniers qu'ils remplissent leurs obligations pour prévenir l'immigration clandestine (...). En cas de manquement à ces obligations, l'UE peut se réserver le droit de revoir ses accords de coopération".