Bruxelles, 13/05/2003 (Agence Europe) - De retour d'une mission en Angola, le ministre portugais des Affaires étrangères, Antonio Martins da Cruz, a plaidé lundi à Bruxelles, devant ses collègues du Conseil Affaires générales, pour un plan d'action de l'Union en faveur de ce pays dévasté par des années de guerre civile. Appuyant cette demande, le ministre britannique Jack Straw, son homologue français Dominique de Villepin, et le Commissaire à la politique de Développement et l'aide humanitaire Poul Nielson ont reconnu la nécessité de remettre ce pays oublié sur l'agenda de la politique extérieure de l'Union et de promouvoir ses progrès démocratiques. Témoignant de la disponibilité de la Commission à appuyer le processus de paix en Angola, Poul Nielson a annoncé qu'une décision portant sur une aide humanitaire de 125 millions d'euros était en cours de préparation sur le budget d'Echo (aide alimentaire, aide aux réfugiés, opérations de déminage et assistance aux populations dans des régions jusqu'à présent non accessibles) et que 146 millions d'euros seraient programmés sur le Fonds européen de développement pour couvrir les besoins à moyen terme du pays en matière de sécurité alimentaire, de santé, de formation et de bonne gouvernance. Une conférence des donateurs de l'Angola aura lieu en octobre prochain.
Les conclusions adoptées par le Conseil saluent les développements encourageants dans le pays après la signature, le 4 avril dernier, entre les forces armées angolaises et les forces de l'Unita d'un mémorandum d'accord, devant conduire à un cessez-le feu. Le Conseil se félicite en particulier de l'engagement des deux parties à respecter les termes de cet accord et de leur détermination affichée à mettre en oeuvre l'accord de Lusaka dans sa totalité, en coopération étroite avec les Nations unies et la troïka des observateurs. Il souligne que la démobilisation des soldats de l'Unita, leur réintégration dans les forces armées et dans la police et la société civile, le déminage du pays, le règlement de la situation humanitaire dramatique requièrent la mobilisation du gouvernement, de l'Unita et des autres partis politiques, ainsi que de la société civile, des ONG et de la communauté internationale. Le Conseil appelle le gouvernement angolais à faire son possible pour faciliter l'accès humanitaire sur le plan de la logistique et de la sécurité, et salue l'intention de la Commission européenne de contribuer à alléger la détresse humanitaire, ainsi qu'à soutenir les différentes étapes du processus de paix. Il assure, pour sa part, de la disponibilité à appuyer les efforts du peuple angolais pour apporter la paix, la stabilité et le développement durable à son pays.