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Bulletin Quotidien Europe N° 8210
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/immigration

Hostilité des pays nordiques à la proposition de la Commission de créer un corps européen de gardes-frontières

Bruxelles,13/05/2002 (Agence Europe) - Réunis à Molda (côte ouest de la Norvège) le 12 mai, les chefs de gouvernement du Danemark, de la Suède, de la Finlande, de la Norvège et de l'Islande se sont déclarés "réticents, voire même hostiles, au projet de créer un corps européen de gardes-frontières" proposé la semaine dernière par le Commissaire Antonio Vitorino (voir EUROPE des 8 et 11 mai), indique l'Agence France Presse. Rappelons que l'objectif de cette proposition est de renforcer les frontières extérieures actuelles de l'UE mais aussi celles d'une Europe élargie.

Le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen a ainsi dit, selon l'AFP, qu'il n'était pas favorable à une « police européenne des frontières », tout en estimant qu'il faut renforcer les contrôles aux frontières de l'Union. Le Norvégien Kjelle Magne Bondevik a estimé qu'il est "plus efficace de laisser aux Etats le soin de contrôler eux-mêmes leurs frontières", même s'il "y a un potentiel pour une coopération renforcée". Partisan lui aussi d'une coopération européenne accrue en la matière, le Premier ministre finlandais Paavo Lipponen a trouvé qu'il était « trop tôt pour se prononcer sur l'éventuelle création d'un corps européen de gardes-frontières ». Le Suédois Göran Persson et l'Islandais David Odsson n'auraient pas fait de commentaire. Notons que, alors que seulement trois des cinq pays nordiques présents à Molda - Suède, Danemark et Finlande - sont membres de l'UE, la proposition de la Commission pourrait affecter aussi la Norvège et l'Islande, qui sont signataires des Accords de Schengen sur la libre circulation des personnes.

Du côté de la Commission, Leonello Gabrici, porte-parole d'Antonio Vitorino, a indiqué que la Commission était satisfaite de ce que ces pays soient d'accord sur le principe d'un renforcement à court terme du contrôle aux frontières extérieures de l'UE. Ajoutant que la Commission étudiera aussi la possibilité de créer à plus long terme un corps européen de gardes-frontières ("un corps spécial qui renforcera les actions nationales des Etats membres"), le porte-parole a rappelé que l'Italie va publier fin mai une étude sur la mise en place d'un tel corps et qu'il reviendra à ce moment-là aux Etats membres de décider si oui ou non ils souhaitent aller plus loin dans ce domaine.

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