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Bulletin Quotidien Europe N° 8210
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/alimentation

La dernière table ronde sur l'agriculture et l'alimentation identifie des pistes pour le développement d'une production de qualité

Bruxelles, 13/05/2002 (Agence Europe) - David Byrne, le Commissaire européen à la santé et la protection des consommateurs, et son collègue Franz Fischler chargé de l'agriculture et de la pêche ont clôturé lundi une année de discussions sur la stratégie à mener pour réformer la politique en matière d'agriculture et d'alimentation en Europe. Au cours de la dernière table ronde sur le sujet, ils ont présenté un éventail de pistes pouvant concourir à cette réforme. "Les thèmes fédérateurs de notre long dialogue (...) ont été le développement d'une approche intégrée de la qualité à toutes les étapes du processus de production agricole et alimentaire et la sensibilisation du consommateur à l'importance de la qualité. Le défi qu'il nous faut relever consiste maintenant à transposer cela dans la réalité, en termes de politique et de législation", a expliqué M. Fischler. Concrètement, des suggestions pourraient être formulées dans la perspective du bilan à mi-parcours de la politique agricole commune (Pac), des politiques du développement rural et de la mise en oeuvre du Livre blanc sur la sécurité alimentaire. Quant à M. Byrne, il a dit que le consommateur doit recevoir une "information claire et univoque", et que "la politique et la législation répondront à ce message (…) des consommateurs".

Pour M. Fischler, les tables rondes successives, centrées sur les actions concrètes qui pourraient être mises en oeuvre dans les domaines de l'agriculture, de la politique alimentaire et de l'information, ont montré que "nous avons besoin de l'intégralité de la chaîne alimentaire et de ses acteurs pour aider et soutenir les agriculteurs dans leurs efforts pour développer une production de qualité. L'objectif serait d'imaginer des schémas politiques de développement rural propices à une production de qualité".

S'agissant de l'agriculture, les tables rondes ont permis d'identifier le renforcement des politiques de développement rural (le deuxième pilier de la Pac), comme la priorité des priorités. Les discussions ont montré qu'on peut faire davantage dans ce domaine. Ainsi, la Commission considère que, comme les politiques de développement rural aident les agriculteurs à mettre en œuvre des programmes environnementaux, des programmes similaires pourraient être envisagés pour stimuler et encourager l'application de normes de qualité. Ces programmes devraient accompagner l'agriculture biologique, renforcer la multifonctionnalité de l'agriculture (une agriculture polyvalente, durable, compétitive, présente dans toute l'Europe, capable d'entretenir les campagnes, de protéger la nature et de contribuer à la vitalité des zones rurales) et soutenir des initiatives commerciales des petits agriculteurs et producteurs traditionnels.

En ce qui concerne les politiques alimentaires, l'une des conclusions essentielles est que la mise en place de l'Autorité européenne de sécurité des aliments représente une priorité majeure et un moyen de restaurer la confiance des consommateurs, et la transparence dans tous les aspects de la chaîne alimentaire a été considérée comme une condition sine qua non du rétablissement de cette confiance. Partant du constat que le consommateur exige des informations plus nombreuses et plus fiables, notamment via l'étiquetage, la Commission a l'intention de se livrer, en étroite coopération avec des représentants des Etats membres, des consommateurs, de l'industrie et du commerce de détail, à une évaluation de la législation relative à l'étiquetage, afin de la moderniser et, au besoin, de la simplifier. Cet effort, qui visera principalement la cohérence des dispositions existantes avec les objectifs en matière d'étiquetage, permettra aussi d'examiner s'il convient de compléter les dispositions en vigueur concernant l'étiquetage d'origine et l'étiquetage nutritionnel, d'améliorer la clarté générale de l'étiquetage et de fournir des informations par des moyens alternatifs. La Commission entend aussi élaborer une proposition législative couvrant les allégations nutritionnelles, les allégations fonctionnelles et les allégations en matière de santé. Les aliments enrichis en nutriments suscitant un intérêt sans cesse croissant, elle compte par ailleurs élaborer une réglementation dans ce domaine. Ces propositions législatives feront l'objet d'une ample consultation des parties intéressées avant d'être finalisées. A la suite de l'importance prise par le thème des aliments nouveaux et des nouveaux procédés alimentaires, la Commission a aussi annoncé qu'elle publierait un document d'information à ce sujet dans un futur proche.

Enfin, la Commission souhaite développer davantage le dialogue avec les parties intéressées. C'est pourquoi elle proposera d'ici peu de réorganiser les anciens comités consultatifs dans le domaine des denrées alimentaires et des questions vétérinaires. Le nouveau comité consultatif s'occupera des matières liées à la sécurité alimentaire et assurera un dialogue mieux structuré et global, ainsi que la consultation de tous les secteurs responsables des différents maillons de la chaîne alimentaire. La Commission souhaite aussi encourager les partenariats privés entre les différents acteurs de la chaîne alimentaire afin d'intensifier la collaboration entre eux et avec les consommateurs. En outre, elle estime qu'un examen plus régulier des questions liées à l'alimentation par le comité des consommateurs de l'UE serait utile. Ainsi, une table ronde sur l'agriculture et l'alimentation organisée par la Commission pourrait se réunir périodiquement, tous les deux ans par exemple, pour examiner l'évolution de la situation.

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