Strasbourg, 13/05/2002 (Agence Europe) - Le Parlement européen discute ce mardi à Strasbourg le rapport d'initiative de Ioannis Marinos (PPE-DE, grec) sur la mise en œuvre des programmes de stabilité et de convergence, qui critique le compromis qui a permis en février d'éviter à l'Allemagne et au Portugal de recevoir un avertissement (« early warning ») en raison du dérapage de leurs finances publiques. Le rapporteur constate que lors de l'examen des programmes de stabilité allemand et portugais, « il n'y a pas eu application stricte » des dispositions du Pacte, et estime qu'une telle attitude pourrait conduire à une « mise en œuvre inégale » du Pacte et porter un coup à sa crédibilité. De plus, selon M. Marinos, il existerait « un danger de voir le Pacte considérablement affaibli par des campagnes électorales et des promesses nationales ».
Le rapport souligne que le Pacte « n'est pas un objectif en soi », mais qu'il confirme le caractère préventif des dispositions du traité concernant le contrôle et la coordination des politiques économiques des Etats membres. Le rapporteur met l'accent sur la nécessité de réduire les dépenses courantes dans certains Etats membres et de vérifier dans quelles mesures les baisses de l'impôt « permettent de réduire la pression fiscale sur le travail, encourager la création d'emplois, maintenir une politique salariale modérée et garantir des relations harmonieuses entre les partenaires sociaux ». M. Marinos se déclare préoccupé du fait que le rythme de réduction de la dette publique, dans certains Etats, «s'avère plus lent que ce que prévoyaient les programmes précédents».
Le Parlement débattra aussi le même jour le rapport de Bruno Trentin (Democratici di sinistra, italien) sur les grandes orientations des politiques économiques pour 2002.