Le Cap, 26/03/2002 (Agence Europe) - L'un des ateliers, organisés lors de la quatrième session plénière de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE à Cape Town, était consacré aux migrations. Cet atelier, présidé par la verte française Alima Boumediene-Thiery a permis d'aborder les différentes facettes de l'immigration, y compris au travers des difficultés rencontrées par une partie des migrants qui vivent en Europe. Mme Boumediene-Thiery a aussi souligné que les migrations peuvent être un facteur d'appauvrissement pour les pays en voie de développement lorsque les pays de l'Union sélectionnent des ressources humaines dont ils facilitent l'immigration. Les migrations peuvent cependant contribuer au développement et, selon certaines estimations, les fonds rapatriés par les immigrés pour aider leurs familles ou contribuer à la construction de nouvelles infrastructures dans leurs pays d'origine sont très largement supérieurs au total de l'aide publique au développement fournie par les pays riches. Cette contribution demeure cependant très inégale, comme l'a remarqué la coordinatrice du programme MIDA de l'Organisation internationale des migrations, Margaret Kabamba: elle n'est que de 0,3% du PIB au Rwanda, alors qu'elle atteint 4% au Mali et jusqu'à 22% au Cap-Vert. La présidence de cet atelier par Mme Boumediene-Thiery a été vivement contestée par le Français Fodé Sylla (GUE/NGL) qui la réclamait pour lui-même (alors que, selon la règle d'Hondt, elle revenait au groupe Verts/ALE). M. Sylla a boudé la réunion.