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Bulletin Quotidien Europe N° 8180
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/acp

L'Assemblée paritaire demande à l'Union de reconsidérer le dossier haïtien en tenant compte des intérêts de la population

Cape Town, 26/03/2002 (Agence Europe) - En adoptant une résolution sur la région des Caraïbes, l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE apporte son soutien à la présidence du Caricom, qui déploie des efforts pour résoudre la crise politique à Trinidad et Tobago et en Haïti, et demande à la Commission européenne de porter une attention particulière aux pays qui souffrent de la crise du tourisme. L'Assemblée condamne fermement les assassinats de journalistes et d'un député et demande au gouvernement haïtien de faire le nécessaire pour traduire en justice les responsables de ces crimes. Elle condamne aussi la tentative de coup d'Etat du 17 décembre dernier contre le président Aristide, et demande à l'opposition et au président Aristide de trouver une solution négociée et définitive à la crise haïtienne. L'Assemblée estime que la suspension de l'aide au développement entraîne une aggravation de la situation socio-économique et elle demande à l'UE de reconsidérer le dossier haïtien en tenant compte des intérêts de la population.

Lors d'un bref débat, le sénateur haïtien Pierre Prince a reproché à certains députés européens de vouloir "minimiser les efforts du président Aristide, leader incontournable d'Haïti" et il a préconisé la levée des sanctions de l'UE. Il s'est aussi prononcé pour une médiation de l'UE dans la crise haïtienne.

La réunion de négociation de compromis sur cette résolution, présentée par le groupe ACP et les groupes PPE/DE, PSE, ELDR, Verts/ALE et GUE/NGL, a été marquée par un incident qui a opposé l'Ambassadeur d'Haïti à la sociale-démocrate allemande Karin Juncker. Alors que dans ce type de réunions, il n'est pas rare que les assistants parlementaires prennent la parole ou négocient à la place des députés européens, Mme Juncker a interrompu Mme Azor-Charles en s'exclamant: " Vous n'avez pas la parole; vous n'êtes pas parlementaire." La victime a interprété cette attitude comme une marque "d'arrogance, d'anti-féminisme et de racisme".

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