Bruxelles, 13/03/2002 (Agence Europe) - En réponse à la consultation lancée par la Commission sur sa communication "Anticiper et gérer le changement: une approche dynamique des aspects sociaux des restructurations d'entreprise" (voir EUROPE du 11 janvier p.9), la Confédération européenne des syndicats (CES) a adopté, lors de la réunion de son comité exécutif le 12 mars à Bruxelles, une résolution dans laquelle elle propose à l'UNICE (patronat européen) et au CEEP (entreprises publiques) d'engager une discussion exploratoire pendant trois mois sur l'élément de négociation et de contribution possible des partenaires sociaux pour une anticipation et une bonne gestion des restructurations et appelle le Comité de dialogue social sectoriel à se saisir de ce problème.
Vu la multiplication des restructurations d'entreprises et la stratégie pour l'emploi décidée au Sommet de Lisbonne, la CES demande aussi d'adopter plusieurs instruments communautaires, à la fois législatifs et/ou contractuels, pour que "les décisions relatives aux restructurations d'entreprises soient prises dans des perspectives à long terme et gérées de manière socialement acceptable". Ces mesures doivent inclure l'élaboration et l'amélioration continue des normes minimales, poursuit la CES qui reconnaît que la manière dont le changement est anticipé et géré est fondamentale. Les syndicats estiment nécessaire d'associer en permanence les travailleurs au processus du changement et d'effectuer des restructurations selon le "principe du moindre coût social". Dans ce cadre, ajoute la CES, les entreprises doivent mettre en place des stratégies de formation tout au long de la vie, comme le préconisait l'accord entre les partenaires sociaux sur ce sujet (pour la réponse de l'UNICE, voir EUROPE du 11-12 mars p.13).