Bruxelles, 13/03/2002 (Agence Europe) - Le ministre roumain des Affaires étrangères, Mircea Geoana, a affirmé mardi à l'issue du Conseil d'Association UE/Roumanie que son pays attendait beaucoup de l'Union européenne lors des prochains Conseils européens de Barcelone (fin de cette semaine), Séville (en juin), Bruxelles (octobre) et de Copenhague (décembre) pour assurer que cette année deviendra celle de "l'intégration de la Roumanie dans les structures euro-atlantiques". 2002 sera une année cruciale pour le "destin de la Roumanie", à la fois en ce qui concerne l'UE et l'OTAN, a souligné M.Geoana. En ce qui concerne l'OTAN, la Roumanie espère une décision positive sur son adhésion lors du Sommet de Prague, tandis que, du côté de l'UE, elle s'attend -pour la fin de cette année- à un calendrier ("feuille de route") réaménagé et des aides de pré-adhésion supplémentaires qui devront permettre à la Roumanie de conclure ses négociations d'adhésion "très tôt en 2004", a dit le ministre. "Nous avons l'impression et nous sommes confiants que nous pouvons éviter une double exclusion en 2002 (OTAN et UE) et que nous pourrons joindre les structures euro-atlantiques", a-t-il dit à la presse. Selon M.Geoana, les aides de pré-adhésion supplémentaires (pour la Roumanie et la Bulgarie, sans doute exclus de la première vague d'élargissement) devraient venir des fonds pré-adhésion programmées dans les perspectives financières 2000-2006 mais non utilisées du fait que 10 et non 6 nouveaux membres rejoignent l'UE déjà en 2004. En même temps, M.Geoana s'est aussi dit "tout à fait conscient" du "travail énorme" qu'il reste encore à accomplir avant de devenir membre de l'UE. Eneko Landaburu, le Directeur général à l'élargissement de la Commission européenne en a d'ailleurs donné un bref aperçu quant, après avoir souligné les "nombreux progrès", il a cité à la presse quelques-uns de "principaux problèmes" qui devront être surmontés sur le "long chemin" que devra encore parcourir la Roumanie: lutte contre la corruption, meilleure utilisation des fonds communautaires de pré-adhésion, renforcement de la transparence dans les structures étatiques et judiciaires, amélioration de la capacité administrative, poursuite réformes structurelles, amélioration du climat d'investissement. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Piqué, qui présidait le Conseil d'association, a assuré que la Présidence espagnole fera tout pour aider la Roumanie à rattraper son retard dans les négociations d'adhésion, notamment en essayent d'ouvrir, d'ici juillet, les négociations sur l'ensemble des chapitres encore clos.