Bruxelles, 25/02/2002 (Agence Europe) - La commission de l'environnement du Parlement entend que la dimension environnementale de la stratégie communautaire pour le développement durable soit renforcée et placée sur un pied d'égalité avec la croissance économique et la cohésion sociale, conformément au cap fixé, il y a tout juste un an, par le Conseil européen de Göteborg. Le débat en plénière, mercredi à Bruxelles, sur le Sommet de Barcelone où seront évalués les progrès réalisés par l'Union dans la poursuite de ces objectifs lui fournit l'occasion de formuler ses attentes. Dans un projet de résolution déposé en conclusion de ce débat, Caroline Jackson (conservatrice britannique), présidente de la commission de l'environnement, invite la plénière à suivre, ce jeudi, ses recommandations. Elle souligne en particulier, que pour évaluer les progrès réalisés, il importe de définir davantage d'indicateurs, assortis d'objectifs clairs et de calendriers. Selon elle, ceci a une importance toute particulière dans le domaine de la biotechnologie. De l'avis de Mme Jackson, le Parlement doit apporter une contribution systématique à l'exercice d'évaluation des progrès dans ce domaine, en consacrant, chaque année en février, un débat à ce sujet, dans la perspective du Sommet européen de printemps. Quant au Conseil Environnement, il devrait jouer à l'avenir un rôle plus marqué dans ces évaluations annuelles. Le développement durable étant aussi inscrit à l'agenda international avec le Sommet mondial organisé par l'ONU (Johannesburg, septembre 2002), la résolution réclame l'organisation d'une conférence commune du Parlement européen et du Conseil de l'Europe pour en coordonner les préparatifs.
Des amendements seront présentés en plénière, afin de renforcer le texte en demandant: - la mise en place d'un indicateur permettant de mesurer les progrès accomplis dans la tentative de rompre le lien entre croissance économique et épuisement des ressources naturelles; - la fixation d'objectifs précis pour inverser les tendances identifiées comme contraires au développement durable. Un amendement commun des groupes PSE, EDR Verts/ALEE et EDD (adopté de justesse en commission par 29 voix pour, 28 contre) appelle par ailleurs la Commission européenne à n'octroyer aucune dotation financière au développement en Europe de systèmes non durables de gestion des eaux tels que le plan hydrologique espagnol.