Bruxelles, 21/02/2002 (Agence Europe) - Contrairement au patronat britannique qui a demandé au président Prodi d'amender le projet de directive sur le travail intérimaire (voir EUROPE d'hier, p.18), la Confédération européenne des syndicats (CES) salue la directive proposée par la Commission. Dans une lettre adressée au quotidien britannique Financial Times (qui a publié la lettre du patronat à Prodi), Emilio Gabaglio, Secrétaire général de la CES a réagi en ces termes: "L'égalité est un principe de base dans la société. En étendant ce principe aux travailleurs intérimaires, on les mettrait sur un même pied d'égalité que les travailleurs à temps partiel ou à durée déterminée et on éviterait toute discrimination vis-à-vis des travailleurs intérimaires. Est-ce tant demander?" Quant à John Monks, Secrétaire général du TUC (syndicat britannique membre de la CES), il a précisé que "l'inégalité de traitement des travailleurs intérimaires est aussi mauvaise pour le monde des affaires qu'injuste pour les travailleurs concernés. Nous saluons toute proposition qui donne de nouveaux droits aux travailleurs intérimaires".