Bruxelles, 21/02/2002 (Agence Europe) - Sur proposition du Commissaire Pedro Solbes, la Commission européenne a adopté jeudi sa recommandation au Conseil Ecofin au sujet de la mise à jour, en 2001, du programme de convergence du Danemark pour la période 2001/2005. La Commission estime que le Danemark, dernier pays à avoir présenté son programme cette année, continue de remplir les critères de convergence relatifs à l'inflation, au taux d'intérêt à long terme et au taux de change. Le Conseil Ecofin devrait adopter un avis sur ce programme lors de sa réunion du 5 mars.
Voici les principales conclusions de la Commission sur le programme danois: - l'économie danoise a connu une évolution favorable, notamment grâce à la faiblesse du chômage et à la baisse de l'inflation jusqu'à 2%. La croissance du PIB devrait passer de 1,1% en 2001 à 1,4% en 2002 et 2,4% en 2003, avant de se maintenir à 1,9% en 2004 et 2005. La Commission reconnaît que la croissance en 2001 a été d'un niveau un peu plus bas que prévu, en raison de l'affaiblissement de la demande extérieure et intérieure, surtout en ce qui concerne l'investissement ; - les finances publiques « devraient également rester saines », estime la Commission, bien que l'excédent enregistré en 2001 ait été moins important que prévu (à cause d'un manque à gagner du côté des recettes). Le Danemark table sur des excédents de l'ordre de 2 % du PIB chaque année et sur une dette publique de 35 % du PIB seulement d'ici à 2005. Le Danemark pourra faire face à une baisse nouvelle de la conjoncture sans enregistrer de déficit supérieur à la valeur de référence de 3 % du PIB, affirment aussi les services de M. Solbes.
La Commission souligne que le programme de convergence danois tient compte de la stratégie (à moyen terme) consistant à maintenir des excédents élevés pour préparer les finances publiques à l'impact du vieillissement de la population, tout en réduisant les ratios de recettes et de dépenses. De plus, cette stratégie aurait été renforcée par une mesure de « gel des impôts » (destinée à diminuer la hausse de la pression fiscale et freiner l'augmentation des dépenses), ce dont se félicite la Commission. Cette dernière demande à Copenhague de poursuivre sur cette voie en maîtrisant les dépenses des collectivités locales. Les finances publiques de ce pays sont suffisamment viables pour être en mesure de faire face à l'accroissement des dépenses lié au vieillissement de la population, et pour continuer de respecter le Pacte de stabilité et de croissance, conclut la Commission dans sa recommandation.