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Bulletin Quotidien Europe N° 8156
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/proche-orient

Après la visite de Shimon Peres à Madrid, le ballet diplomatique se poursuit pour tenter d'enrayer la spirale de guerre entre Israël et les Palestiniens - Convocation du Conseil de sécurité de l'ONU?

Bruxelles, 21/02/2002 (Agence Europe) - Le ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres, a appelé l'Union européenne à soutenir l'idée de créer un Etat palestinien pour enrayer la violence, lors de sa rencontre jeudi matin à Madrid avec le ministre espagnol des Affaires étrangères et président du Conseil de l'UE, Josep Piqué. "Alors que la situation est extrêmement difficile, nous ne voyons pas d'autre alternative que de revenir à la table de négociation", a déclaré Shimon Peres devant la presse. "Un jour, l'Etat palestinien sera une réalité et j'essaie de développer cette idée", a-t-il précisé. "Exception faite des extrémistes et des ennemis de la paix des deux côtés, nous sommes tous convaincus que la paix juste et durable doit être fondée sur la coexistence pacifique de deux Etats: un Etat palestinien qui soit viable, démocratique et pacifique, et un Etat d'Israël ayant des frontières internationalement reconnues et se sentant en sûreté", a déclaré Josep Piqué.

Le ministre israélien a indiqué qu'il compte rencontrer prochainement le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, afin de renforcer son ralliement à ce projet, rapporte une source diplomatique. Lors du dernier Conseil Affaires générales, Joschka Fischer et son homologue britannique, Jack Straw, étaient en partie revenus sur le consensus européen autour de l'idée d'offrir une "perspective politique" aux Palestiniens pour briser la spirale de violence (voir EUROPE du 18 et 19 février, p. 5).

Shimon Peres a salué le nouvel engagement de l'Arabie Saoudite au Proche-Orient, et a jugé "intéressantes" les déclarations du prince Abbdullah publiées, dimanche dans le New York Times, indiquant qu'il allait faire pression pour une normalisation des relations entre Israël et les pays arabes, en échange d'un retrait israélien des territoires occupés depuis 1967. "C'est la première fois que l'Arabie Saoudite prend publiquement position", a remarqué Shimon Peres. Le Sommet de la Ligue Arabe, en mars à Beyrouth, permettra de vérifier le ralliement des pays arabes à la position de l'Arabie Saoudite, a souligné Josep Piqué.

Après le pic de violences atteint ces derniers jours, la Présidence espagnole a exprimé dans une déclaration au nom de l'UE "un très fort sentiment de consternation et de rejet face à la nouvelle poussée de terrorisme et de violence". La présidence "appelle les responsables politiques des deux parties à offrir aux deux sociétés, avec le soutien de la communauté internationale, une perspective différente de la simple perpétuation de la violence et la détresse". "La situation que traverse actuellement le Proche-Orient mérite au moins d'envisager une session d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU", a estimé Josep Piqué à Madrid, en soutenant la demande déposé par les Palestiniens mardi soir à New York.

Josep Piqué devrait se rendre à Washington ce week-end pour parler entre autres du Proche-Orient, indiquent des sources diplomatiques espagnoles. Le Haut représentant européen pour la PESC, Javier Solana, devrait pour sa part se rendre au Proche Orient à la fin de cette semaine ou au début de la semaine prochaine.

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