Bruxelles, 21/02/2002 (Agence Europe) - Les socialistes français Harlem Désir et Marie-Arlette Carlotti ainsi que la verte française Hélène Flautre et le radical belge élu en Italie Olivier Dupuis dénoncent, dans un communiqué, le « harcèlement constant » auquel sont soumis les dirigeants d'organisations démocratiques en Tunisie et ils appellent les autorités tunisiennes à cesser ces pratiques et à garantir la liberté d'action des défenseurs des droits de l'Homme. Ils déplorent aussi « le caractère expéditif de l'audience et la lourdeur de la peine » qui a été prononcée, le 12 février, contre le Secrétaire général de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme Khémais Ksila (LTDH). Les députés européens demandent la révision de ce procès qu'ils jugent « manipulé » et ils rappellent que M. Ksila était la cible des autorités depuis plusieurs années et avait notamment fait l'objet de détention arbitraire, interdits professionnels, tracasseries administratives et policières, tracts anonymes diffamants et campagne de presse particulièrement virulente. M. Ksila a été condamné par contumace à 10 ans de prison ferme avec exécution immédiate et à 5000 dinars d'amende pour tentative de viol et harcèlement sexuel à l'encontre d'une secrétaire de la LTDH.