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Bulletin Quotidien Europe N° 8154
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M. Lamy assure l'appui de l'UE à l'adhésion du Cambodge à l'OMC

Bruxelles, 19/02/2002 (Agence Europe) - A Phnom Penh, ultime étape d'un périple asiatique de six jours qui s'est achevé ce mardi, le Commissaire Pascal Lamy a assuré le Cambodge du total soutien de l'Union à son accession à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), en estimant qu'elle pourrait être effective dans un an ou deux. «Le Cambodge peut compter sur le total soutien de l'Union », politiquement et techniquement, a-t-il indiqué. Quant à l'échéance de la procédure d'accession - qui est, selon lui, en bonne voie, il table sur « un à deux ans » bien que « personne ne puisse donner un délai à une affaire comme celle-là ». Les avantages de l'intégration de ce pays dans l'OMC sont nombreux, a-t-il fait valoir, en citant notamment l'incitation et le soutien aux réformes économiques et structurelles en cours depuis les années 1990. Sur le plan bilatéral, M.Lamy a invité le Cambodge à rééquilibrer sérieusement sa gamme d'exportation (presque exclusivement vêtements et chaussures) en la diversifiant dès que possible, avec l'aide de l'Union si nécessaire, pour tirer pleinement parti de l'accès avantageux qui est offert à « Tout sauf les armes » sur le marché européen.

A Singapour, la semaine dernière, M. Lamy a plaidé en faveur de l'intégration régionale et multilatérale, ces deux « instruments de gestion des complexités de notre monde interdépendant » n'étant « pas mutuellement exclusifs» mais « complémentaires », contrairement aux idées reçues. Et le commentaire qu'il a fait sur la zone de libre-échange que Singapour souhaite établir avec l'Union était encourageant, d'après son homologue George Yeo. S'exprimant à l'occasion du 5ème anniversaire de la Fondation Europe Asie, M. Lamy a évoqué « le plaidoyer politique et économique très puissant que M. Yeo a fait » en faveur du projet qu'il lui a soumis en janvier dernier dans une lettre. « Nous sommes en train de l'examiner et nous allons certainement sonder les milieux d'affaires européens », a-t-il dit, en précisant que « le test que tout accord de ce type devra passer » est triple, à savoir sa « compatibilité avec les règles de l'OMC », son potentiel d'amélioration de « nos ambitions multilatérales » à Genève, «qui sont déjà plutôt élevées », et l'assurance de ne « pas nous détourner de la poursuite de l'Agenda de Développement de Doha», qui engage les 144 à « approfondir notre intégration à l'échelle mondiale ».

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