Bruxelles, 19/02/2002 (Agence Europe) - Le ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres, s'entretient, à Madrid, ce mercredi avec le ministre espagnol Josep Piqué et jeudi avec le premier ministre espagnol José Maria Aznar, à propos de la situation au Proche Orient. "Notre objectif est de soutenir le dialogue entre les parties et d'apporter une contribution en proposant des idées pour sortir de la situation de blocage actuelle", avait déclaré Josep Piqué à l'issue du Conseil Affaires générales de lundi. M. Piqué devrait soutenir, lors de sa rencontre avec Shimon Peres, le dialogue ouvert avec le président du Conseil législatif palestinien Abu Ala. Dans ses "directives" pour une politique européenne au Proche Orient, présentées au Conseil Affaires générales (voir EUROPE d'hier p. 5), la Présidence espagnole plaidait pour la création d'un Etat palestinien comme étape intermédiaire entre le rétablissement de la sécurité et l'ouverture des négociations sur le statut de la Palestine. Le Royaume-Uni, l'Allemagne et les Pays-Bas avaient toutefois insisté sur le rétablissement préalable de la sécurité. "Nous sommes d'accord sur la mise en route du Plan Mitchell sur la sécurité, et sur le fait qu'il faut d'abord quelque chose qui ressemble à un cessez le feu. Mais pour cela, une perspective politique est nécessaire. Il faut parler de deux Etats", avait plaidé Josep Piqué devant la presse. Le ministre a rappelé que lors du Forum d'Istanbul de la semaine dernière, les participants avaient souscrit à une déclaration affirmant que les futurs accords doivent être fondé sur l'existence de deux Etats, "donc d'un Etat palestinien et d'un Etat israélien" (voir EUROPE du 16 février, p.6).