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Bulletin Quotidien Europe N° 8136
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/transports

La France s'opposera à la libéralisation du cabotage ferroviaire, annonce le ministre français des Transports, Jean-Claude Gayssot

Bruxelles, 24/01/2002 (Agence Europe) - Le ministre français des Transports, Jean-Claude Gayssot, a annoncé mercredi qu'il "s'opposera avec force" au sein du Conseil Transports au projet d'ouverture à la concurrence des transports ferroviaires nationaux, proposée cette semaine par la Commission.

La Commissaire européenne aux transports, Loyola de Palacio, a présenté un paquet de mesures destinées à revitaliser les chemins de fer européens par l'harmonisation des normes techniques et de sécurité, ainsi que par l'ouverture du cabotage qui permettrait aux opérateurs ferroviaires internationaux de transporter du fret sur des trajets nationaux (voir EUROPE du 24 janvier p. 8).

"Saisi par les fédérations syndicales de cheminots", le ministre a publié un communiqué dans lequel il estime que "les volets concernant la sécurité et l'interopérabilité méritent un examen attentif, dès lors qu'ils permettent bien de promouvoir efficacement le développement du trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises tout en garantissant un haut niveau de sécurité du réseau ferroviaire et de son exploitation".

En revanche, le volet "qui porte explicitement sur la libéralisation du cabotage de fret ferroviaire est pour nous totalement inacceptable. Sa présentation, moins d'un an après la publication des directives précédentes en mars 2001, relève d'un parti pris idéologique, dont le moins que l'on puisse dire est qu'il n'a pas fait ses preuves là où il était appliqué comme en témoigne l'exemple des chemins de fer britanniques".

La France s'était déjà opposée à la libéralisation du cabotage, lors des discussions sur le "premier paquet ferroviaire" qui prévoit l'ouverture à la concurrence du fret ferroviaire sur un réseau transeuropéen à partir de 2003 et sur l'ensemble du réseau international à partir de 2008. La Belgique, qui s'était alliée à la France lors des débats sur le premier paquet, adopte pour l'heure une position prudente en attendant d'examiner les textes et insiste sur un "encadrement strict" de toute libéralisation. Une "plate-forme" d'entreprises utilisatrices du rail a en revanche pris clairement position pour l'ouverture à la concurrence (voir EUROPE du 24 janvier p. 9).

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