Bruxelles, 05/12/2001 (Agence Europe) - En raison des retards, imputables à cinq Etats membres (Belgique, Luxembourg, Espagne, Portugal, Italie) dans la ratification de la décision de septembre 2000 sur les ressources propres, la Commission européenne a proposé mercredi une solution provisoire pour assurer le financement du budget de l'année prochaine. Sur proposition de Michaele Schreyer, la Commission a transmis à l'autorité budgétaire une lettre rectificative n°3 qui permettra de remédier à cette situation en prolongeant le système actuel de quelques mois. Un certain nombre de pays pour lesquels était prévue une réduction des contributions au titre du nouveau système des ressources propres (Belgique, Allemagne, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Autriche, Suède et le Royaume-Uni) seront en quelque sorte perdants, puisqu'ils devront payer plus pendant les premiers mois de 2002. A titre d'exemple, l'Allemagne payera 700 millions d'euros de plus. Une fois que les procédures de ratification seront accomplies, ces pays seront progressivement remboursés. « Les Etats membres devraient prendre un peu plus au sérieux leurs propres décisions », a commenté Mme Schreyer, ajoutant que ces retards ont pour effet de « maximiser la bureaucratie ».