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Bulletin Quotidien Europe N° 8095
Sommaire Publication complète Par article 23 / 44
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/bioterrorisme

Commission et Etats membres renforcent leur coopération pour optimiser la capacité de réponse des réseaux de protection civile et de surveillance des maladies transmissibles

Bruxelles, 20/11/2001 (Agence Europe) - Les conclusions des ministres de la Santé des Quinze sur le bioterrorisme (voir EUROPE d'hier, p.13) encouragent la Commission européenne à poursuivre les efforts qu'elle a entrepris depuis le 11 septembre pour augmenter le degré de préparation et la capacité de réponse de l'UE à d'éventuelles attaques aux armes chimiques, nucléaires ou biologiques. Au cours d'un briefing technique sur les actions de la Communauté en matière de santé et de protection civile, la Commission a apporté à la presse les précisions suivantes.

Dans le secteur de la santé, la Commission concentre ses efforts, en coordination avec les Etats membres, sur les domaines où l'Union possède une valeur ajoutée, à savoir: - la coordination de l'évaluation des besoins collectifs sur la base de l'expertise des Etats membres; - le renforcement et le développement des capacités de réponse rapide ; - la mise à jour des capacités d'analyse, notamment la surveillance, les laboratoires et les systèmes d'alerte; - le développement d'une communication claire des autorités publiques avec les citoyens; - l'amélioration de la formation des intervenants de première ligne: praticiens généralistes, vétérinaires et pharmaciens; - la préparation du partage des coûts de la logistique (stockage, équipement); - la coordination de la coopération internationale avec les pays et organisations partenaires, comme l'OMS.

Les attaques bioterroristes étant silencieuses et difficiles à détecter, les discussions entre la Commission et les représentants de chaque Etat membre qui composent le comité consultatif de haut niveau récemment établi se sont concentrées sur la capacité de réponse urgente aux maladies infectieuses. L'objectif est de renforcer considérablement le réseau précurseur de surveillance épidémiologique et de contrôle des maladies transmissibles instauré dans l'Union en 1998 et opérationnel depuis 1999 (il inclut déjà un système d'alerte rapide permettant, par des contacts électroniques immédiats entre Etats membres, la détection précoce d'une quarantaine de maladies: maladies à prévention vaccinale, maladies sexuellement transmissibles, hépatites virales, maladies d'origine alimentaire et hydrique, et maladies d'origine environnementale) et de le doubler par un réseau de crise. Il convient à cette fin de recenser les laboratoires de haute sécurité qui pourraient procéder à l'analyse d'échantillons pour identifier les agents infectieux, et de mettre sur pied des équipes d'investigation clinique. Le Commissaire à la Santé David Byrne a demandé aux ministres de la Santé de désigner, à cette fin, les experts nationaux dont les compétences peuvent être mobilisées (épidémiologistes, microbiologistes, toxicologues, etc).

L'examen des moyens thérapeutiques existants a débuté. Lors d'une réunion avec les Commissaires Byrne et Liikanen (13 novembre, Strasbourg), l'industrie pharmaceutique s'est dite prête à mettre sur pied une task force et à collaborer avec la Commission pour mettre au point une stratégie garantissant que les capacités de production de médicaments et les mécanismes d'approvisionnement d'urgence soient établis. La Commission et l'industrie ont également discuté des méthodes aptes à garantir une approche coordonnée de la surveillance des vaccins. Pour la maladie du charbon, les antibiotiques sont disponibles à suffisance, mais pour la variole, la réserve de vaccins est limitée. Il faut donc déterminer combien il faudrait en produire en ciblant les personnels les plus exposés à une menace d'attaque à la variole, et d'examiner les possibilités de développer une nouvelle génération de vaccins entraînant moins d'effets secondaires que les premiers.

La Commission travaille également à la création d'interfaces avec les réseaux d'alerte précoce existants pour les aliments contaminés ou les produits dangereux.

En matière de protection civile, les experts nationaux des Etats membres, réunis en urgence le 12 octobre, ont arrêté leur plan d'action (voir EUROPE du 13 octobre, p.7) par lequel ils anticipent, depuis le 1er novembre, la mise en œuvre du mécanisme renforcé de coopération permettant de s'informer mutuellement sur les moyens d'accéder aux informations disponibles sur les risques nucléaire, biologique et chimique, ainsi qu'aux ressources médicales.

Une unité opérationnelle d'information et de suivi a été mise en place à la Commission avec l'aide de trois Etats membres (France, Suède Belgique) qui ont mis à disposition le personnel de leurs centres opérationnels nationaux.

Un atelier rassemblant les experts de la santé et de la protection civile devrait être organisé après le Sommet de Laeken pour renforcer la coordination entre les différents réseaux en vue d'optimiser leur efficacité.

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