Bruxelles, 20/11/2001 (Agence Europe) - Les deux conférences de lundi à Bruxelles sur les capacités militaires et policières de l'UE prêtes à intervenir en cas de conflit ont été suivies mardi par des rencontres avec les pays candidats et les pays européens membres de l'OTAN mais non membres de l'UE (voir EUROPE d'hier, pp. 4 et 5). Les pays candidats, l'Islande et la Norvège ont annoncé qu'ils étaient pour l'instant prêts à contribuer avec 762 policiers aux opérations de police internationale de l'UE qui commenceront en 2003, sans que l'on puisse préciser, de source européenne, quelle serait la contribution détaillée de chacun de ces pays.
En matière militaire, la rencontre avec les pays candidats, l'Islande et la Norvège a surtout permis un échange d'informations sur la conférence de lundi d'une part, et d'autre part sur les réformes des armées en cours chez leurs partenaires. Certains de ces pays ont annoncé des contributions qualitatives ou quantitatives supplémentaires par rapport à la conférence de novembre 2000, ont indiqué des sources européennes sans plus de précisions, sachant qu'aucune conférence de presse ou déclaration n'a suivi ces rencontres. La Pologne aurait ainsi annoncé son intention de contribuer avec deux bataillons de 1.300 hommes, la Roumanie aurait aussi annoncé des troupes, et la Turquie aurait confirmé que, lorsque la question de sa participation à la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) sera réglée, elle pourrait mettre 3.000 hommes à disposition. Certains pays devraient encore préciser leurs contributions par écrit. Les participants ont aussi évoqué la "très bonne coopération" entre les différentes organisations présentes dans les Balkans (UE, OSCE, OTAN), et souligné que cette région reste une priorité.
Cette rencontre a été suivie d'une brève réunion entre les 15 et les seuls 6 partenaires membres de l'OTAN (Turquie, Islande, Norvège, Hongrie, Pologne, République Tchèque). Cette discussion n'a apparemment rien apporté de nouveau sur la question problématique de la participation de ces six pays, et surtout de la Turquie, à la mise en place et aux décisions PESD.