Bruxelles, 20/11/2001 (Agence Europe) - C'est sur fond "d'après-11 septembre" et "d'après-Doha" que s'ouvrira, vendredi à New Delhi, le deuxième Sommet UE/Inde (voir aussi EUROPE d'hier, p. 10). Le Président du Conseil européen Guy Verhofstadt et le Président de la Commission Romano Prodi, accompagnés par le Commissaire au Commerce Pascal Lamy et épaulés par une large délégation, y rencontreront leurs partenaires indiens conduits par le premier ministre Atal Behari Vajpayee.
Sans grande surprise, les discussions avec les représentants du sous-continent, dont l'UE est le principal partenaire commercial, porteront sur les changements entraînés dans la région par les attaques terroristes à New York. Le Sommet permettra de développer le dialogue politique entre les parties, a souligné mardi à Bruxelles un porte-parole de la Commission, précisant qu'il donnera aux Européens l'occasion d'insister sur la nécessité d'un réel dialogue entre Indiens et Pakistanais, en particulier sur la question du Cachemire. Mais il permettra aussi de mettre en exergue certains résultats engrangés depuis le Sommet UE/Inde de juin 2000, notamment dans le domaine de la coopération en matière d'environnement. La signature d'accords sur une contribution européenne de 200 millions d'euros pour promouvoir l'accès généralisé à l'école primaire et la coopération scientifique et technologique est par ailleurs prévue. Le commerce sera lui aussi à l'ordre du jour: sur ce point, la Commission souligne que le Sommet permettra une première évaluation des résultats de la ministérielle de Doha dont les pays en développement ne sont pas repartis les mains vides, notamment en ce qui concerne l'amélioration de l'accès pour leurs produits textiles aux marchés des pays du Nord. On indique à Bruxelles que des échanges de vues devraient avoir lieu sur l'accès aux marchés, en vue de dessiner un cadre politique où cette question pourra être discutée à l'avenir.
Samedi, les représentants de l'UE se rendront au Pakistan où ils évoqueront les mêmes questions, politiques et économiques, avec les plus hautes autorités du pays et signeront un nouvel accord de coopération qui, s'il ne prévoit pas de financement supplémentaire, élargira le champ de la coopération entre les deux parties (Rappelons qu'Islamabad avait été la première étape de la mission effectuée par la Troïka dans la région après les attentats du 11 septembre).